Nous vous offrons en ce moment un billet d’entrée pour l’exposition parisienne Titanic pour l’achat de deux volumes de la collection Vérité des mythes, aux Belles Lettres. Nous fêtons en effet le 40e volume de cette série exceptionnelle attachée à décrypter, sources à l’appui, les grands mythes fondateurs de nos civilisations. Titanic, mythe moderne et parabole de notre temps de David Brunat ouvre aujourd’hui cette collection aux mythes modernes. Cette passerelle nous offre la possibilité d’embarquer vers les contrées du sens, universel ou spécifique. Nous allons vous présenter dans les prochains jours plusieurs de ces titres passionnants pour les pistes qu’ils ouvrent, riches en découvertes et accessibles à tout lecteur curieux et attentif. Bon voyage !


 

Vérité des mythes

Collection dirigée par Bernard Deforge

 

dvm.jpg

 

« La mythologie est une matière spécifique, avec ses lois, son langage, ses structures : mythèmes, symboles, complexes mythiques, archétypes ; avec la collection Vérité des mythes, voici des clefs mises dans nos mains pour traduire le monde des signes qui sont en nous et hors de nous. 
La pensée mythique n'est pas un stade révolu de la pensée humaine : elle est une instance intérieure, toujours vivante et comme les mythes ont un sens, il faut dépasser l'outil pour chercher le sens. »

 

 

carratelli.jpg

 

Giovanni Pugliese Carratelli, Les Lamelles d’or orphiques, Instructions pour le voyage d’outre-tombe des initiés grecs, traduit par A.-Ph. Segonds et C. Luna, Paris, Les Belles Lettres, 2003, 154 pages, photographies couleur et schémas noir et blanc, 18,30 €.

 

« Depuis la première moitié du XIXe siècle et encore tout récemment, on a retrouvé dans des tombes de Grande Grèce, de Crète ou de Thessalie, des lamelles d'or, très fines, datables du IVe au IIe siècle av. J.-C., qui contiennent des instructions destinées à guider, au cours de son voyage dans l'Autre monde, l’âme dûment initiée à une doctrine mystérique, initiation sur laquelle le monde antique a réussi à maintenir le secret.

Dans ce livre, où ces textes sont tous publiés et traduits, Giovanni Pugliese Carratelli fait le point sur les diverses interprétations proposées, et avance l’hypothèse qu’une bonne partie de ces documents, jusqu’ici désignés génériquement comme " orphiques ", sont intimement liés à l’école de Pythagore… » suite de la présentation éditeur ici.


Sommaire


Composition de l’ouvrage : Chaque lamelle est présentée individuellement (provenance, siècle…), son texte grec est rendu en deux temps : d’abord sa transcription épigraphique en capitales qui reproduit la disposition même de chaque lamelle, puis le texte en minuscules accentuées qui cherche à restituer sa constitution métrique. Sa traduction française, à la suite, respecte fidèlement celle donnée par Carratelli qui, dans la mesure du possible, reprend la disposition métrique des textes. Enfin, des notes et une explication concluent cette présentation.


INTRODUCTION- Extrait :


« Les lamelles d’or retrouvées dans des sépultures de Grande Grèce, de Crète et de Thessalie, sur lesquelles sont inscrites des instructions destinées à guider dans l’autre monde l’âme dûment initiée à une doctrine mystérique, comprennent des formules de reconnaissance et des invocations à des divinités des Enfers, et sont généralement regardées comme des documents de l’Orphisme. En réalité, le trait commun à ces lamelles est l’espérance d’être délivré, grâce à l’initiation, d’autres expériences existentielles, inévitablement douloureuses, et d’atteindre un état de béatitude pérenne ou de sérénité, contraire, en tout cas, à la vie terrestre : espérance ou certitude, propres à toutes les religions de salut et nourries de doctrines théologiques et eschatologiques apparemment proches, mais souvent profondément différentes dans les inspirations comme dans les attentes, dans les dogmes comme dans les rites.
Très fréquemment, cependant, les historiens anciens aussi bien que modernes ont ramené la religion orphique et son eschatologie au schéma (devenu canonique) de la religion mystérique dionysiaque, en se fondant sur l’analogie d’expressions rituelles ou d’images de l’au-delà. Ou encore, ils ont insisté sur des ressemblances évidentes avec la religion démétriaque d’Éleusis, dont nous avons gardé des témoignages plus abondants, sinon plus clairs. Ils ont, de la sorte, négligé le caractère particulier conféré à l’orphisme par son lien intime avec l’école de Pythagore. » pages 9-10.

 

LAMELLE I A 3. PHARSALE, Extrait


Tu trouveras à droite de la demeure d’Hadès une source,
et près d’elle, se dressant, un cyprès blanc :
de cette source ne t’approche surtout pas.
Plus loin, tu trouveras l’eau froide qui coule
du lac Mnémosyne ; au-dessus d’elle se tiennent des gardes ;
ils te demanderont pourquoi tu es venu là.
À eux expose toute la vérité.
Dis : « Je suis fils de la Terre et du Ciel étoilé,
mon nom est Astérios. Je brûle de soif : donnez-moi donc
à boire de cette source ».

 

Pour d’autres ouvrages sur les cultes mystériques de l’Antiquité, voir notre galerie à ce lien.

 

***

 

reungoat.jpg

Christine Dumas-Reungoat, La fin du monde, Enquête sur l’origine du mythe, Paris, Les Belles Lettres, 2001, 2e tirage 2007, 402 pages, illustrations noir et blanc et cartes, 29,50 €.


« L'éclipse du 11 août 1999 a eu lieu… et la Terre tourne toujours. Une terrible tempête a ravagé la France et une grande partie de l’Europe pour l’avènement de l’an 2000. La destruction des Twin Towers de Manhattan le 11 septembre 2001, même si elle résulte du terrorisme, a, elle aussi, quelque chose de cataclysmique. Douloureuse fin et douloureux début de siècles ! Le grand intérêt, mêlé d’inquiétude, que suscite ce changement de millénaire, n’est pas neuf : voici plus de 2000 ans que des générations attendent la fin du monde, ou, à défaut, quelques prodromes incontestables de son imminence. Depuis fort longtemps déjà, des hommes, tous dignes de confiance, ont élaboré de savants calculs afin de déterminer la date de cet événement inouï, mais l’unanimité n’est pas de mise dans ce domaine, et l’humanité a franchi les siècles, les uns après les autres, millénaire après millénaire, sans que se vérifient les prédictions, sans que s’écroule l’univers… D’où vient donc ce mythe tenace, car c’en est un, selon lequel l’univers doit un jour disparaître, succombant à un fléau d’une ampleur extraordinaire ? » suite de la présentation de l’éditeur ici.


Sommaire


Note de la librairie : L’extrême qualité de cet ouvrage est la richesse du corpus rassemblé : des Mésopotamiens à l’Avesta en passant par Hésiode ou les oracles sibyllins, les multiples allusions à la fin du monde, qu’elles se trouvent chez les païens, les chrétiens ou dans les autres textes religieux ou philosophiques de l’Antiquité, ont été dénichées et rendues en traduction accompagnée de commentaires. Cette précieuse anthologie qui ouvre le volume est suivie en deuxième partie d’une analyse approfondie, d’illustrations et d’une bibliographie.


Nonnos, Dionysiaques, VI, vers 279-288 (traduction Pierre Chuvin), cité page 59 :

 

« Et alors, par un humide trépas gonflés, les humains sont ensevelis dans les flots. Une foule de cadavres amoncelés s’en va à la dérive, au fil du courant houleux. Et, sous le déluge sonore, la gueule béante à force de boire sur les crêtes, à larges rasades, l’eau qui a envahi les montagnes, voici que tombe le lion, qu’est tombé le sanglier ! En une cataracte indistincte se mêlent tous ensemble lacs, fleuves, pluies de Zeus, flots de la mer. Et les souffles des quatre vents unis en un seul fouettent les eaux confondues. »


Paméla Ramos.

 

 

 

 

 

Retour à l'accueil