Une nouvelle collection stimulante, TIBI, s’ouvre le 22 août grâce à Laure de Chantal, déjà directrice de la collection Signets :

 

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« Parce que tous les sujets ne méritent pas de longs discours, TIBI (« pour toi », « à toi » en latin) joue avec l'art du bref en publiant des micro-textes sur les mille et un tracas et plaisirs qui parsèment nos jours. Parce qu'en matière de formes courtes les Anciens en savaient long et ne manquaient ni d’imagination ni d’audace, TIBI propose satires, fables, dialogues, lettres, diatribes, métamorphoses, éloges, épigrammes…, librement  inspirés de l’Antiquité, pour transmettre avec élégance et légèreté les réactions épidermiques que suscite notre quotidien. »


Découvrez le premier volume de cette collection, sous la plume de Pierre Demarty (éditeur en littératures étrangères, traducteur de J.K. Rowling et de Paul Harding parmi tant d’autres) Manhattan Volcano, fragments d'une ville dévastée, sur le modèle des lettres de Pline le Jeune lors de l’éruption du Vésuve…


 

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« Le 24 août 79, le Vésuve entre en éruption et ravage Pompéi, faisant plusieurs milliers de morts. Dix-neuf siècles plus tard, un certain mardi matin de septembre 2001, c'est une autre éruption, celle de la violence humaine, qui réduit en poussière une partie de la ville de New York.


De ces deux catastrophes que sépare la nuit des temps, dissemblables par nature mais similaires à bien d’autres égards, le souvenir a été conservé par une multitude de témoignages. Dans le cas du Vésuve, aucun sans doute n’est si précis ni éloquent que celui de Pline le Jeune, qui dans deux lettres à l’historien Tacite relate en détail le ciel déchiré par les « immenses langues de feu » du volcan, le « torrent » du brouillard de cendres qui s’abat sur les habitants terrorisés de Pompéi, et la mort exemplaire de son oncle Pline l’Ancien. Reprenant la forme épistolaire choisie par Pline, et se situant tout autant que lui à la frontière ténue du vrai et de la fiction, Manhattan Volcano est un récit du 11-Septembre tel que l’a vécu un jeune Français parti un beau jour à la conquête de New York et qui, sitôt arrivé dans la ville de ses rêves, s’est retrouvé par le plus terrible des hasards confronté à l’inimaginable. Dans quatre lettres adressées à ses proches, datées aussi bien d’avant que d’après le 11-Septembre, depuis le vif de l’événement jusqu’à aujourd’hui même, douze ans après les faits, il tente de raconter l’irracontable – et, ce faisant, interroge la valeur même de la mémoire, sa véracité, sa fidélité, sa nécessité mais aussi ses impasses. Qu’a-t-il vraiment vu, au fond, à New York ce jour-là ? Comment saisir, à l’échelle individuelle, un événement dont l’ampleur dépasse toute dimension humaine ?


Pline le Jeune, désirait, en racontant l’éruption du Vésuve, en perpétuer le souvenir, lui donner « en quelque sorte l’assurance de vivre éternellement ». Manhattan Volcano, par-delà les siècles, fait écho à cet irrépressible besoin de mémoire vive face au néant de la destruction : témoignage édifiant de « choses vues », méditation intime et nostalgique, hantée de doutes et d’interrogations, ces lettres composent in fine, plutôt qu’un requiem, un chant d’amour, plein de bruit et de fureur, adressé à la plus volcanique des grandes cités de notre temps, qui à l’image de Pompéi, survit et renaît toujours de ses cendres par la grâce de ceux qui la racontent. » P. Demarty.



Plus d’informations sur l’ouvrage à ce lien – vous pouvez également vous y inscrire pour recevoir une alerte e-mail le jour de sa parution.

 

Toute la correspondance de Pline le Jeune est disponible dans la C.U.F.


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