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Bonjour à tous,

 

La période s’y prête, et nous ne dérogeons pas à la règle : la librairie vous propose donc sur tables et en vitrine sa sélection d’idées cadeaux parmi les ouvrages nouveaux, référents ou simplement curieux. Plus d’une centaine de titres depuis les petits prix des poches essentiels jusqu’aux offres plus précieuses, coffrets ou beaux livres, sont ainsi mis en avant. Une sélection de photographies ci-dessous vous en donne un aperçu, mais en attendant le premier semestre de 2012 riche en évènements et signatures, rien ne remplace l’ambiance du magasin en cette fin d’année : nous attendons donc de vous retrouver nombreux.

 

Excellentes fêtes de fin d’année !

 

 

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21 titres choisis pour vous :

 

  Coffret Erasme - Les Adages

 

 

La star, c’est bien entendu le très attendu coffret des Adages d’Érasme, sous la direction de Jean-Christophe Saladin (présentation complète à ce lien).

N’hésitez pas à venir consulter sur place ce magnifique objet enfin disponible.

 

 

Mais aussi :

 

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Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd, Pierre Pellegrin, Le savoir grec : dictionnaire critique, Flammarion, 2011, 1247 pages, 29 €.

 

« L'immense aventure du savoir grec est encore aujourd'hui la source essentielle à laquelle puise et revient sans cesse notre civilisation. L'ambition de ce livre, élaboré par les plus éminents spécialistes de l'Antiquité et traduit en plusieurs langues depuis sa parution initiale, est de mesurer ce que les Grecs savaient, ce qu'ils croyaient savoir, ce qu'ils ont inventé ; d'analyser le regard qu'ils ont porté sur leur civilisation et sur leurs propres entreprises intellectuelles. Il y est ainsi moins question de leur histoire que de leurs historiens, de leur poésie que de leur poétique, de leur musique que de leur harmonique, car l'originalité des Grecs n'est pas tant d'avoir su beaucoup de choses que d'avoir exigé d'eux-mêmes de savoir ce qu'ils savaient, ce qu'ils disaient, ce qu'ils faisaient, ce qu'ils voulaient... »  

 

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Bertrand Russell, Histoire de la philosophie occidentale : en relation avec les événements politiques et sociaux de l'Antiquité à nos jours, traduit de l’anglais par Hélène Kern, Belles Lettres, 2011, coffret deux volumes, 29,50 €.

 

Il existe peu d'histoires de la philosophie en français, et celles que l'on peut lire s'adressent à des spécialistes ou à des étudiants. L'œuvre de Bertrand Russell, en revanche, est accessible à tous, sans que pour cela l’exposé des différents systèmes perde en quoi que ce soit de son exactitude et de sa rigueur. C’est donc un tableau cohérent et complet de la philosophie occidentale, de l’Antiquité à nos jours que « l’honnête homme » trouvera ici. Complet, cela va de soi, car l’érudition de l’auteur ne saurait être mise en défaut. Cohérent, car une pensée sous-entend et anime cet ouvrage, cette pensée que les philosophes sont à la fois des effets et des causes: ils sont les effets des circonstances sociales, de la politique et des institutions de leur temps; ils sont la cause (s’ils sont heureux) des nouvelles croyances qui façonneront la politique et les institutions des âges futurs.

 

« Pour ma part, dit l’auteur, je me suis efforcé de faire ressortir chaque philosophe comme un produit de son milieu, un homme en qui se cristallise et se concentrent les pensées et les sentiments qui, d’une manière vague et imprécise, sont ceux de la communauté dont il faisait partie. »
Par la suite cet ouvrage capital de Bertrand Russell, grand penseur anglais, Prix Nobel 1950, a un double caractère: non seulement il est nourri de pensée comme un livre de philosophie, mais il se lit avec tout l’intérêt qu’on apporte à un livre d’histoire.

Redisons-le, c’est une œuvre qui pourra, et devra, figurer dans la bibliothèque de tout «honnête homme ».

 

 

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Chiara Frugoni, Le Moyen Âge sur le bout du nez : Lunettes, boutons, et autres inventions médiévales, traduit de l’italien par Silvano Serventi, préface de Jacques Le Goff, Les Belles Lettres, 2011, 262 pages, 25 €.

 

« Les boutons, les binocles, la boussole, l'arbre généalogique, la poudre, à canon ou d'artifice, les cartes, à jouer ou géographique, le Père Noël ou l'université : la vie d'aujourd'hui est faite d'inventions médiévales.

S'agit-il de s'habiller ? Il faut du goût, mais aussi une culotte, des pantalons, et quelques boutons pour fermer le tout ! D'organiser son agenda ? Sans les chiffres arabes et le papier cela serait bien compliqué. S'agit-il de manger ? Sans spaghetti, sans macaroni, sans blé moulu tout court, nos repas seraient tristes... et sales car dépourvus de fourchette. Bref, sans les mille et une découvertes de ces siècles curieusement qualifiés d'obscurs, notre quotidien serait digne du Purgatoire, ou plutôt de l'Enfer, car le Purgatoire est lui aussi né au Moyen Âge, de même que le Carnaval.

Dans ces pages au style alerte et à la documentation précise, Chiara Frugoni fait revivre sous un angle inédit la période médiévale. »

 

 

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Bibliothèque classique idéale : de Homère à Marc Aurèle, édité par Catherine Lecomte Lapp, Les Belles Lettres, 2007, 488 pages, 29 €.

 

« La colère d'Achille, les origines de Rome, la création de Pandore, la première femme, la peste d'Athènes, le mythe de la caverne, la débauche de Néron ou le festin de Trimalcion, autant de pièces maîtresses de la littérature antique rassemblées dans cette bibliothèque idéale. Non seulement les Grecs et les Latins ont inventé la plupart des genres, de la tragédie à la satire en passant par l'histoire et le roman, mais ils y ont tant excellé qu'ils ont servi de référence et influencé toute la pensée jusqu'à l'époque contemporaine : Homère, Virgile, Platon ou Tite-Live sont nos premiers classiques.

Fidèle à la tradition des Belles Lettres de partager avec le plus grand nombre la culture antique, la Bibliothèque classique idéale a puisé dans dix siècles de littérature plus de soixante textes fameux allant d'Homère à Marc Aurèle, enrichis de repères chronologiques ainsi que d'une présentation de leurs auteurs.

Les plus grands moments de l'Antiquité en un volume. »

 

 

Ovide, Les métamorphoses

 

Ovide, Les Métamorphoses, texte établi par Georges Lafaye, émendé, présenté et traduit par Olivier Sers, Les Belles Lettres, coll. Classiques en poche, 2009, 782 pages, 19 €.

 

« Les Métamorphoses d'Ovide (43 av. - 17 apr. J.-C.) sont pour la poésie latine une sorte de livre des records, de longueur (11 995 vers évoquant ou narrant 250 métamorphoses en quelque 150 épisodes), mais aussi de variété des genres, des styles et des procédés narratifs. Couvrant toute l'histoire du monde, du chaos originel au temps d'Auguste où écrit le poète, sorte d'oeuvre-univers dont la structure labyrinthique fait un véritable et fascinant palais des mirages, «Légende dorée» ou «Vatican du paganisme», «Mille et une nuits de l'Antiquité» elles s'ouvrent sur un récit de la Genèse et s'achèvent, après un long et passionnant prêche philosophique prononcé par Pythagore devant Numa, futur successeur de Romulus, au moyen d'un audacieux télescopage spatio-temporel, sur la promesse de divinisation de l'empereur régnant et d'immortalité du poète, après avoir offert au lecteur, sans jamais l'ennuyer, une profusion de récits épiques et de contes burlesques, édifiants, émouvants ou galants dont la postérité n'a cessé de recycler les inépuisables joyaux.

 

Olivier Sers a traduit Ovide vers pour vers en alexandrins, restituant fidèlement le phrasé et la frappe poétique des hexamètres latins. Le lecteur moderne des Métamorphoses est ainsi placé dans la situation même du lecteur antique.

 

 

Tosi, Renzo -Dictionnaire des sentences latines et grecques

 

Renzo Tosi, Dictionnaire des sentences grecques et latines : 2286 sentences avec commentaires historiques, littéraires et philologiques, traduit de l’italien par Rebecca Lenoir, éditions Jérôme Million, 2010, 1789 pages, 29 €.

 

« Cet ouvrage est une somme de 2286 proverbes, locutions et citations littéraires en langue latine et grecque, issus aussi bien de la littérature antique et chrétienne, que des auteurs du Moyen-Âge et de la Renaissance ou que des textes juridiques, politiques ou médicaux. Au fil des commentaires accompagnant chacune des sentences, le lecteur pourra découvrir leur origine, leur signification et leur histoire, ainsi que leurs différentes utilisations par les auteurs et leurs transformations successives au cours des siècles jusqu'aux proverbes de nos langues européennes actuelles. Recueil de philologie, mais aussi de littérature et d'histoire des idées, ce Dictionnaire des sentences latines et grecques nous fera découvrir à quel point notre monde moderne est l'héritier direct de la culture classique, qui affleure constamment dans notre langage quotidien, car nos mentalités européennes se sont forgées depuis des millénaires sur un même patrimoine d'images, que nous ont transmis les civilisations grecques et latines.

 

Verba volant, scripta manent .... Les paroles s'envolent mais les écrits restent.

Un ouvrage à lire, offrir, feuilleter, méditer et butiner pour découvrir que les proverbes ressemblent aux papillons, et qu'il vaut la peine parfois d'en attraper quelques-uns pour profiter un peu de la poudre qui colore leurs ailes. »

 

Lauxerois, Jean - La beauté des mortels

 

Jean Lauxérois, La beauté des mortels : essai sur le monde grec à l'usage des hommes d'aujourd'hui : Homère, Sophocle, Platon, Aristote, Desclée de Brouwer, 2011, 260 pages, 28 €.

 

« Pour nous Européens, la Grèce a longtemps été « le pays de notre désir », selon la belle formule de Nietzsche. Mais est-ce encore le cas ? L'humanisme traditionnel apparaît aujourd'hui d'autant plus dépassé que le monde qu'il a contribué à édifier, fondé sur l'homme rationnel, maître de soi et de la nature, touche désormais à sa fin.

Si l'on veut que la « source grecque » puisse être à nouveau féconde pour une Europe en mal de définition et d'orientation, il importe de retrouver la mémoire de ce qui fut l'invention grandiose de l'aventure grecque : l'homme n'est pleinement homme qu'à la mesure de son défaut d'être ; c'est à l'épreuve de sa limite et de sa condition de mortel qu'il peut s'accomplir et construire un monde commun.

Pour devenir ce que nous sommes, pour trouver notre essentielle destination, il serait grand temps de reprendre le chemin de cette dimension fondatrice. »

 

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Daniel S. Milo, L’invention de demain, traduit de l’hébreu par Daniel S. Milo et Maayane Dalsace, Les Belles Lettres, 2011, 244 pages, 25 €.

 

« Jusqu'il y a peu, l'Homo sapiens était une espèce en voie d'extinction, ne comptant que quelques dix mille individus ; en 58 000 ans il est devenu le Maître du monde. Comment rendre compte d'un tel renversement de fortune ? Comme nos ancêtres fabriquaient des outils il y a deux millions d'années déjà, on propose ici l'invention de demain pour l'expliquer. Car le futur n'est pas une partie naturelle de la flèche du temps, c'est un artefact et quel artefact ! La capacité à faire des plans individuels et à les partager avec ses semblables rendrait tout animal invincible, or l'homme en a le monopole. L'à-venir est une source inépuisable de possibilités, l'homme en réalise suffisamment pour encombrer la Terre et son âme. Résultat : il y a trop de mots dans ce monde, trop de bons sentiments et de lois et de races de chiens et de Grands Hommes auxquels la Patrie est reconnaissante. Les sources de la société de consommation remontent à l'âge de pierre, quand un homme dit à son congénère : « À demain ! »

D.S. Milo revisite la théorie de l'évolution par la capacité de l'homme à se projeter dans le futur. D'après lui, l'aptitude des hommes préhistoriques à faire des plans pour l'avenir et à les partager avec leurs semblables a permis de devenir à la fois invincibles, inventifs mais aussi agités et perpétuellement insatisfaits. »

 

 

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Simon Sebag Montefiore, Jérusalem : biographie, traduit de l'anglais par Raymond Clarinard et Isabelle Taudière, Flammarion, 2011, 668 pages, 26,90 €.

 

« Jérusalem est la ville universelle, la capitale de deux peuples, le lieu saint de trois religions. Du roi David à Ben Gourion, de la naissance du judaïsme, du christianisme et de l'islam au conflit israélo-palestinien, voici l'histoire de Jérusalem, la cité universelle : trois mille ans de foi et de fanatisme, de conquête et d'occupation, de guerre et de coexistence entre diverses croyances.

Simon Sebag Montefiore raconte les batailles, mais aussi les histoires d'amour et de haine des hommes et des femmes qui ont fait Jérusalem - soldats et prophètes, poètes et rois, courtisans et musiciens. Cette biographie unique en son genre fait revivre tous ceux qui ont édifié et détruit la ville et qui en ont fait le récit : citoyens ordinaires comme grandes figures historiques, de Salomon et Cléopâtre à Soliman le Magnifique ; d'Abraham à Jésus et Mahomet ; du monde ancien aux temps modernes de Flaubert, Chateaubriand, Raspoutine et Lawrence d'Arabie.

Ce livre ambitieux et captivant, qui se fonde sur des archives inédites, regorge d'anecdotes et de détails passionnants. Il montre comment Jérusalem est devenue Jérusalem, la seule cité à la fois céleste et terrestre. »

 

 

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Jean-Noël Brégeon, Florence et la Toscane, PUF, coll. Culture guides, 2011, 388 pages, 28 €.

 

« Florence... la Nouvelle Athènes et, avec elle, toute cette portion de l'Italie centrale comprise entre l'Apennin et la mer Tyrrhénienne, terre où « renaissent » les arts et les lettres en renouant avec l'Antiquité. Mais la Toscane est aussi une terre étrusque, une civilisation qui continue à intriguer. Au Moyen Âge fleurissent à Pise, Sienne, Lucques et Florence les plus belles manifestations de l'art roman. Après Cimabue, Giotto invente la peinture européenne... Le siècle des Médicis mérite bien son nom. Capitalisme marchand, arts, lettres, philosophie, sciences et techniques font bon ménage : la Renaissance naît en Toscane, certes, mais les guerres d'Italie brisent cette harmonie. Ravalé à un rang secondaire, le grand-duché de Toscane devient le conservatoire du génie européen. Que serait celui-ci amputé de Dante, Boccace, Machiavel ou encore de Piero della Francesca, Leonard de Vinci et Michel-Ange ?

Cet ouvrage invite à une découverte « sensible » de la Toscane. Autour d'un récit historique, il réunit une anthologie des plus beaux textes toscans, de Dante à Malaparte. »

 

 

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Georges Duby, Qu’est-ce qu’une société féodale ?, Flammarion, 2011, 1792 pages, 30 €.

 

Réunit : La Société aux XIe et XIIe siècles dans la région mâconnaise, L'Économie rurale et la vie des campagnes dans l'Occident médiéval, Hommes et structures du Moyen Age I : La société chevaleresque, Hommes et structures du Moyen Âge II : Seigneurs et paysans, Mâle Moyen Âge, Dialogues (avec Guy Lardreau).

 

 

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Catherine Schneider, Paranormale Antiquité, La mort et ses démons en Grèce et à Rome, Les Belles Lettres, coll. Signets, 2011, 288 pages, 13 €.

 

« Zombis, morts-vivants, fantômes, revenants, loups-garous ou vampires, le fantastique a d'antiques origines : toutes ces créatures des ténèbres hantaient déjà les mondes anciens. Pour les Grecs et les Romains, l'être humain n'est pas seul sur terre et les morts ne sont pas morts, ou plutôt, ils ne sont pas tout à fait morts. Ce sont même parfois de bons vivants : ils mangent, ils boivent- du rouge de préférence - mais surtout, ils aiment les plaisirs de la chair, fraîche bien entendu.

Bénéfiques ou maléfiques, les voici à l'œuvre, dans une sélection de près de 130 textes en traduction. Des textes pour faire trembler, rire, ou pleurer, mettre des mots sur les images et nous apprendre que la mort n'est pas une fin, mais un commencement, le commencement d'une vie nouvelle, une vie « différente ». »

 

 

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Jean Malye, La véritable histoire d’Alexandre le Grand, Les Belles Lettres, 2009, 334 pages, 13 €.

 

« « Il crut qu'il était envoyé de Dieu avec la mission d'organiser tout, de modifier tout dans l'univers. Il voulait assujettir à une seule forme de gouvernement l'univers tout entier. »
Plutarque, Vie d'Alexandre

 

Alexandre le Grand (356-323), roi de Macédoine, devient en treize ans le plus grand conquérant de l'Antiquité et se constitue un immense empire. Des montagnes macédoniennes jusqu'aux rives du fleuve Indus, au pied de l'Himalaya, il unit l'Occident à l'Orient en un espace immense qui représente aujourd'hui la Grèce, la Turquie, Israël, la Palestine, l'Égypte, la Syrie, l'Irak, l'Iran, l'Afghanistan et le Pakistan.

Les instantanés pris sur le vif par ses compagnons de route se sont perdus à jamais dans les poussières du temps. Seuls subsistent des textes élaborés bien après sa mort, par des historiens grecs et latins comme Plutarque (vers 45-125), Arrien (95-175), Diodore de Sicile (Ier siècle av. J.-C.) ou Quinte-Curce (Ier-IIe siècle). Dans ces récits, c'est toute la vie et la personnalité de ce jeune homme surdoué qui nous sont restituées : ses conquêtes, ses batailles, sa mort, sa légende. »

 

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Michel Pastoureau, Bestiaire du Moyen Âge, Seuil, 2011, 235 pages, 45 €.

 

L'ouvrage s'intéresse à la composition des bestiaires médiévaux enluminés et engage une étude thématique des espèces où sont décrites leurs propriétés physiques et morales, leur dimension symbolique et religieuse, mettant en lumière différentes histoires, croyances ou anecdotes les concernant. Chaque animal est accompagné d'une ou plusieurs miniatures.

 

 

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Beau Riffenburgh, La grande aventure de la cartographie : un coffret avec 15 fac-similés de cartes d’époque, National Geographic, 2011, 96 pages, 39,90 €.

 

« La Grande Aventure de la cartographie retrace l'histoire des philosophes, voyageurs, artistes et scientifiques qui ont dessiné et révélé le visage de notre planète au fil de leurs explorations. Abondamment illustré, cet ouvrage conte les découvertes de ces hommes intrépides mais aussi l'évolution des techniques et des supports, des premières cartes romaines aux cartes stylisées de l'époque médiévale, des projections colorées à la main du XVIIIe siècle aux observations satellite d'aujourd'hui. Chefs-d'oeuvre artistiques mais également témoins des croyances et connaissances de leur époque, ces documents si précieux ont permis de revendiquer des territoires, de remporter des guerres ou de créer des empires.

Issus des archives de la Royal Geographical Society, l'une des plus grandes collections cartographiques au monde, les fac-similés inclus dans ce magnifique coffret nous invitent à suivre la formidable épopée de la découverte et de l'appropriation du monde par les hommes au cours des siècles. »

 

 

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Léon Chestov, Athènes et Jérusalem : un essai de philosophie religieuse, traduit du russe par Boris de Schloezer, Le Bruit du Temps, 2011, 564 pages, 29 €.

 

« Le projet d'une nouvelle édition des oeuvres de Léon Chestov au Bruit du temps a débuté en 2010 avec Le Pouvoir des clés. Tome X des oeuvres complètes qu'il avait lui-même conçues, achevé en avril 1937, un an avant sa mort, Athènes et Jérusalem est le dernier grand livre de Chestov, et donc l'aboutissement de sa réflexion sur l'opposition entre la sagesse philosophique (Athènes) et la révélation religieuse (Jérusalem).

La première partie montre qu'en poursuivant le savoir, les philosophes ont perdu la liberte : Parménide est enchaîné. La deuxième partie, «Le taureau de Phalaris», composée de chapitres consacrés à Nietzsche, Socrate, Kierkegaard, fait apparaître le lien indestructible entre le savoir tel que le comprend la philosophie et les horreurs de l'existence humaine. La troisième dit les efforts infructueux de la philosophie médiévale pour concilier la vérité biblique, révélée, avec la vérité «prouvée». La quatrième partie, intitulée «La seconde dimension de la pensée», composée d'aphorismes, montre que les vérités de la raison nous contraignent peut-être, mais qu'elles sont loin de nous persuader toujours. La philosophie n'est pas un regard curieux jeté en arrière mais la lutte dernière.

Un même effort soulève les quatre parties du livre : rejeter loin de soi les vérités inanimées et indifférentes à tout, qui sont les fruits de l'arbre de la science. Chestov leur oppose une «philosophie religieuse» qui prend sa source dans l'acceptation absurdement paradoxale que, pour Dieu, rien n'est impossible. »  

 

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Guy Le Thiec, Les Borgia : enquête historique, Tallandier, 2011, 235 pages, 17,90 €.

 

« Crime, sexe et pouvoir : voilà ce qu'évoque immédiatement le nom de Borgia. De cette famille valencienne qui donna deux papes et régna sur la Rome du XVe siècle, l'histoire a surtout retenu la légende sulfureuse : poison, fratricide, inceste et stupre sous les ors du Vatican, pour lesquels trois personnages, le pape Alexandre VI et deux de ses enfants, César et Lucrèce, semblaient vouloir rivaliser. L'essentiel de ce que l'on connaît des Borgia vient pourtant des calomnies répandues par les ennemis personnels du pape et adversaires de la papauté. Guy Le Thiec a donc décidé de mener l'enquête pour s'éloigner de la légende et revenir à la réalité historique. Et celle-ci vaut tous les romans !

À travers le récit de leur ascension romaine puis de leur crépuscule, se dessine une méditation sur le désir et le pouvoir à l'aube de la modernité. Avec brio, l'auteur met en scène ce fabuleux drame familial que se joua sur une scène inquiétante et prestigieuse : la Rome de la Renaissance et l'Italie des affrontements entre puissances rivales. »

 

 

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Fustel de Coulanges, La cité antique, Flammarion, coll. Champs Classiques, 2009, 663 pages, 14 €.

 

« Lorsque paraît La Cité antique, en 1864, son auteur, jeune professeur d'histoire à l'université de Strasbourg, est encore inconnu. Mais très vite, rééditions et traductions se succèdent, tandis que l'approche de l'auteur, audacieuse, suscite la controverse.

La récente découverte du fait indo-européen permet à Fustel de Coulanges de dépasser le décalage chronologique pour considérer ensemble la Grèce et Rome et poser la question de la cité. Mais ce n'est pas tant une nouvelle histoire de l'Antiquité qu'il propose que l'histoire d'une croyance et de la façon dont celle-ci façonne une société.

L'approche comparatiste l'amène également à mettre en regard passé et présent, Anciens et Modernes. Comme l'écrit François Hartog, « le livre pourrait porter comme sous-titre " Pour en finir avec l'imitation des Anciens ". Entre eux et nous, les Modernes, la distance est infranchissable et se méprendre sur eux n'a pas été sans conséquence sur nous. Fustel vise ici la Révolution et son usage de l'Antiquité. Les Jésuites, Plutarque, Rousseau sont les principaux responsables de ces illusions qui ne sont pas tout à fait sans importance, puisqu'elles ont finalement conduit à la Terreur ». »

 

 

Les Epicuriens

 

Les Épicuriens, édition publiée sous la direction de Daniel Delattre et Jackie Pigeaud, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2010, 1481 pages, 62,50 €.

 

Ce volume contient :

Diogène Laërce

Vies et doctrines des philosophes illustres, X contenant Lettres à Hérodote, Lettre à Pythoclès, Lettre à Ménécée, Maximes capitales d'Épicure
Appendice : Sentences vaticanes

Le Jardin d'Épicure
Épicure
Métrodore - Hermarque
Idoménée - Polyène
Polystrate

Le moyen épicurisme ((...)IIe-(...)Ier siècle)
Zénon de Sidon
Démétrios Lacon
Lucrèce
Philodème
Un témoin de l'épicurisme
Cicéron

Le dernier épicurisme (Ier-IIIe siècle)
Les témoins de l'épicurisme
Sénèque - Plutarque
Cléomède - Galien
Sextus empiricus
Un monument de l'épicurisme
Diogène d'oenoanda

 

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Dictionnaire des lieux et pays mythiques, sous la direction d'Olivier Battistini, Jean-Dominique Poli, Pierre Ronzeaud, Jean-Jacques Vincensini, R. Laffont, coll. Bouquins, 2011, 1303 pages,  32€.

 

« Voici un dictionnaire qui incite au rêve en transportant le lecteur, tout au long de centaines d'entrées surprenantes, dans les contrées de la mythologie d'hier et d'aujourd'hui. Il nous raconte en effet la merveilleuse histoire de ces pays réels ou fictifs que le mythe a forgés. Il explore des lieux proprement mythiques comme la Terre du Milieu, la Mégapatagonie, la Prairie des Asphodèles, l'Arbre du monde, mais aussi des lieux réels qui, entrés dans l'histoire, sont devenus légendaires : Rome, Roncevaux, la cour de Louis XIV... Il passe de l'Amazonie mythique de la reine Penthésilée à l'Amazonie du film de Werner Herzog Aguirre, la colère de Dieu, des Balkans réels à la Bosphoranie imaginaire de l'écrivain russe Alexander Weltman. Il permet de parcourir des eldorados oubliés, de visiter des endroits enchantés comme la forêt de Brocéliande où Merlin fut emprisonné par Viviane, ou encore de nous plonger dans les délices de la Capoue d'Hannibal.

Par sa richesse et son ambition, ce nouvel atlas mythologique, où chaque lieu est précisément décrit et restitué dans son histoire, constitue une entreprise sans équivalent. »

 

 

 

 

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