camous tarquin

 

 

Thierry Camous, Tarquin le Superbe. Roi maudit des Étrusques, Payot & Rivages, coll. Biographie Payot, broché, 416 pages, 25 €.


Biographie du dernier roi étrusque de Rome. L'historien s'efforce de dégager l'action et le rôle de ce monarque de la légende noire qui l'entoure.

 

« Venons-en à notre Superbe, qui constitue, lui, le stéréotype du tyran tel qu’il s’imposera dans les traditions historiographique, philosophique et morale de l’Antiquité classique. Le vocabulaire a son importance. Lucius Tarquinius est donc Superbus, c’est-à-dire « orgueilleux ».  Pour Denys, historien grec, l’affaire est entendue, si Servius est basileus (« roi »), le Superbe est le plus souvent tyrannos (« tyran »). Polybe (6, 2, 13 ; 6, 4,8), autre historien grec, voit en Romulus un monarchos (« monarque »), en Servius un basileus (« roi ») et en le Superbe un tyrannos (« tyran »). Son règne est le fruit, nous l’avons vu, d’un coup d’État sanglant et son pouvoir lui est donné par sa femmes, « neque populi iussi, neque auctoribus patribus » (« ni par les suffrages du peuple, ni par l’approbation du sénat »), observe Tite-Live, qui ajoute « en outre, n’ayant à compter sur aucune popularité, c’est par la terreur qu’il devait défendre son pouvoir » (1, 3-4). Les caractéristiques tyranniques du pouvoir sont brossés à grands traits par l’historien de Padoue, qui souligne qu’il avait lui aussi une grande armée, qu’il jugea et condamna à mort les opposants tout seul, décimant le sénat, s’appropriant les biens des condamnés. Il gouverna seul depuis son palais, coupé du monde (1, 49), et imposa de terribles corvées au peuple, mobilisé pour la construction du temple de Jupiter et de divers édifices qui aboutirent sous son règne, comme le Grand Cirque ou les égouts (1, 56). ». p. 142-143.


 

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