Cette semaine, nous avons choisi pour vous deux nouvelles éditions attendues :

 

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John Scheid, Quand faire c’est croire, Les rites sacrificiels des Romains, Paris : Aubier, (coll. historique), 348 pages, 26 €.

« La religion des Romains a mauvaise réputation. Comparée aux religions universelles dites du Livre, elle paraît dénuée d'intérêt. Ignorant l'idée de révélation, dépourvue de croyances et de dogmes, elle ne se compose que de rites et d'obligations rituelles. C'est précisément ce ritualisme qui a longtemps été mal compris, voire méprisé. »

 

John Scheid livre ici une étude des rites sacrificiels anciens fortement documentée, et propose un cahier d’annexes et une bibliographie conséquents en fin de volume.

 

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Jean Bottéro, Clarisse Herrenschmidt, Jean-Pierre Vernant, L’Orient ancien et nous. L’écriture, la raison, les dieux, Paris : Albin Michel (coll. Hachette Pluriel), 226 pages, 8 €.

 

Regroupe trois dossiers : Religiosité et raison en Mésopotamie, L’écriture comme monde visible et invisible en Iran, en Israël et en Grèce, et Écriture et religion civique en Grèce.

 

Extrait de l’avant-propos de François Zabbal, p. 8 : « Comme toujours en histoire, la question des origines et des filiations réserve des surprises à qui veut bien se déprendre d’une vision idéologique de l’identité culturelle. Derrière l’Occident, on découvrirait ainsi nombre d’héritages islamiques. Quant à l’Islam, à quoi l’on veut réduire l’Orient, ne cèle-t-il pas en lui-même bien des tensions entre son Orient et son Occident, sans compter qu’il a eu à connaître, à l’extérieur, de vénérables « Orients » : l’Inde et la Chine ? Voudrait-on, à tout prix, dégager l’essence des civilisations et dater les grandes bifurcations de leur histoire, en s’appuyant sur les peuples, les cultures et les empires, que divergences et antagonismes se déroberaient, pour peu que l’on prête attention à la circulation des idées, des techniques, des institutions. »

 

Pour les textes :

 

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Eschyle, Les Choéphores, Les Euménides, traduction et notes de Daniel Loayza, dossier par Marie-Joséphine Werlings, Paris : Flammarion (coll. GF), 161 pages, 7,50 €.

 

Pour les classes préparatoires scientifiques et leur programme 2012, mais également pour tout amateur des tragédies d’Eschyle, une édition non bilingue mais avec dossier, chez GF, des Choéphores et des Euménides, les deux derniers volets de la trilogie de l’Orestie, vient donc de paraître. « Meurtre pour meurtre, ruine pour ruine, sang pour sang : telle est la loi des dieux lorsque s’ouvre Les Choéphores »…

 

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Guillaume Monachi, Contre Henri schismatique et hérétique, suivi de Contre les hérétiques et schismatiques (Anonyme), introduction, traduction, notes et index par Monique Zerner, Paris : Le Cerf (coll. Sources chrétiennes n° 541), 340 pages, 41 €.

 

Inédit en français.

 

« Guillaume Monachi est identifié ici pour la première fois. C’est le nom de l’archevêque d’Arles élu entre 1138 et 1139 et mort le 28 décembre 1141. Son traité combat en six chapitres six propositions : trois sur le statut des prêtres et des évêques, trois sur les laïcs (mariage, culte des morts et baptême des enfants. »

 

Enfin trois essais/ documents :

 

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Jean Lauxerois, La beauté des mortels. Essai sur le monde grec à l’usage des hommes d’aujourd’hui. Homère, Sophocle, Platon, Aristote. Paris : Desclée de Brouwer, 315 pages, 28 €.

 

Extrait de l’avant-dire de l’auteur, pp. 11-2 : « L’époque contemporaine, où la subjectivité s’affirme dans ses droits et dans sa toute-puissance narcissique, paraît vouée à l’errance et à l’ignorance de soi. Nous craignons la mort et sommes incapables de penser la folie ; nous échouons à faire vivre un monde commun et sommes déroutés par la montée en puissance de religions qui nourrissent la violence et les antagonismes ; nous sommes accablés par une « culture » pétrifiée qui s’épuise dans ses platitudes comme dans ses sophistications ; bref, nous sommes défaits et stupéfaits devant la « décivilisation » qui nous ronge. Notre humanisme étiolé, qui ne fleurit plus que dans quelques vestiges décoratifs, est d’autant moins un recours qu’il entretient une image stéréotypée de la Grèce : la « démocratie » athénienne, la « mythologie grecque », la « sagesse » antique sont devenues de fatigants clichés, dont seule la culture patrimoniale fait complaisamment les délices. »

 

Parcours personnel et référencé pour renouveler notre regard moderne épuisé de « cultures », et atteindre un plus juste retour aux sources.

 

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Jean-Pierre Adam, La construction romaine : matériaux et techniques, Paris : Picard, 6e édition, 367 pages, illustrations noir et blanc, 70 €.

 

Nouvelle édition  de cette synthèse sur l’art des bâtisseurs romains, d’un point de vue archéologique et ethnographique.

 

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Michel Feugère, Casques antiques. Les visages de la guerre, de Mycènes à la fin de l’empire romain, nouvelle édition augmentée, Paris : Errance (coll. Hespérides), 190 pages, illustrations noir et blanc, 32 €.

 

« Apparu à l’âge du Bronze, le casque métallique est demeuré jusqu’à nos jours un élément essentiel de la panoplie guerrière. En examinant ceux de ces objets qui sont parvenus jusqu’à nous, l’historien est frappé par la multiplicité des pistes d’analyse qui s’offrent à lui. »

Cet ouvrage, du spécialiste de l’instrumentum (petits objets) Michel Feugère, archéologue au CNRS, tient compte dans cette nouvelle version de l’édition de 1994 des découvertes de Tintignac et de Crosby Garrett.

 

 

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