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Pierre Maraval, Constantin le Grand. Empereur romain, empereur chrétien 306-337, Tallandier, coll. Texto, broché, 400 pages, 11€.

 

En retraçant l'ascension de l'empereur romain vers le pouvoir, son parcours et son action, Pierre Maraval offre une biographie captivante de celui qui laissa à sa mort un Empire unifié, pacifié et prospère.

 

« Constantinople n’était pas seulement destinée à commémorer sa victoire sur Licinius, mais la capitale de sa dynastie devait être « sa Rome », comme il l’avait déjà déclaré de Sardique, une Rome qu’il voulut égaler l’ancienne, « en faire l’émule », une autre Rome.  Les privilèges qu’il accorda à la population, la création d’un sénat montrent cette intention. Les monnaies qui célèbrent sa fondation  louent la déesse Rome et présentent Constantinople comme son égale !  Le personnage qui la représente est celui de ma déesse Rome, tourelée, ailée, assise sur un trône ou le pied sur la proue d’un bateau, un rameau dans la main droite, des cornes d’abondance au bras gauche, combinant en elle les symboles de Rhéa et de Cérès, la Victoire et l’Abondance. On peut l’interpréter de deux manières différentes, soit qu’on y voie seulement le désir d’égaler Rome, soit qu’on l’interprète en opposition à celle-ci. En tout état de cause, « il y eut dès le début assimilation rhétorique, portée ensuite sur le plan institutionnel, de Constantinople à Rome ». 

Rien ne garantissait, à la vérité, que cette ville resterait la capitale de l’Empire. Bien d’autres villes fondées pour commémorer une victoire avaient été nommées d’après le nom d’un empereur […] mais elles ne s’étaient jamais développées ni n’étaient devenues des capitales impériales. Le pari de Constantin réussit : sa nouvelle fondation se développa jusqu’à devenir, au milieu du Ve siècle, une ville de trois cent cinquante mille habitants, qui devait rester pendant plusieurs siècles la capitale de l’Empire romain ». p. 182-183.

 

 

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