Le mois dernier, votre librairie a reçu pas moins de 55 nouveautés, sans compter celles des presses étrangères, qui feront très bientôt l'objet d'une présentation spéciale sur ce blog. De cette riche moisson six titres ont particulièrement retenu notre attention. Nous vous en proposons une présentation et/ou un extrait représentatif de leur ton et de leur contenu. 

 

Voir la galerie des 55 titres reçus en janvier 2014 à la librairie :


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Les coups de cœur de Mélanie Mougin :

 

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Régis Boyer, Les Valkyries, Les Belles Lettres, coll. Vérité des mythes, broché, 224 pages, 25.50 €.


A partir des sources anciennes norroises, ces figures féminines mythiques sont étudiées sous divers angles : les formes qu'elles prennent, leur place dans la mythologie germanique et leur dimension magique.

 

Extrait : « En somme, la coloration majeure de la Valkyrie, c’est qu’elle est une messagère ; de l’esprit, de la mort, d’Ó∂inn (dans la mesure où ces trois termes ne se recoupent pas). En quoi elle dédouble de manière vraiment remarquable la notion chrétienne d’ange (latin angelus, grec aggelos, hébreu malak). Il s’agit, dans tous les cas, d’établir une liaison entre la ou les Puissances et le monde terrestre. Cela rend compte aussi des nombreuses collusions, dûment signalées ici, entre éléments opposés, ciel et terre, eau et atmosphère, vie et mort – ou encore de la permanence d’un thème de transcendance qui se traduit par l’image de l’aile, ou celle de guide. En fait, je n’entends pas tirer trop de conclusions de cette première aperception de la Valkyrie – sans doute parce que nous nous situons ici sur une assise fondamentale, que nous sommes très près du sacré. On va voir qu’il y a bien d’autres angles de vue, qui ne débouchent pas davantage sur des représentations tranchées. Au demeurant, la diversité même des figures qui vous sont proposées ici suffit à démontrer que nous évoluons dans un domaine mal tranché, où le possible est très souvent sûr.»

 

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Lucien Jerphagnon, À l'école des Anciens, préface de Christiane Rancé , Perrin, broché, 288 pages, 19.90€.


Tout en interrogeant l'histoire avec le savoir pénétré d'ironie et d'érudition du sage, l'auteur questionne les grands philosophes de l'Antiquité, Plotin, Platon et saint Augustin étant à l'honneur dans cet ouvrage.


Extrait : « Plotin, nous dit Porphyre (Vita Plot. 12), avait conçu le dessein de relever de ses ruines une ville détruite, en Campanie, et d’y fonder pour les philosophes une cité régie par les lois de Platon : lui-même s’y retirerait avec ses amis. Mais le projet échoua. Chacun connaît ce passage, qu’on traite le plus souvent comme une curiosité. Les philosophes ne s’y attardent pas. Pourtant, Platonopolis mérite un détour, et mon intention est de préciser la signification de ce projet bizarre, voire incongru. Mais cela ne se peut, à mon sens, qu’en tenant compte d’une autre réalité elle aussi trop facilement négligée, à savoir la politique telle que la voit Plotin. […] Alors, rêve fumeux d’intellectuel ou réalité ? Utopie ou projet sérieux ? Mythe ou dessein romanesque ? Et que devait être la Cité entrevue : prytanée militaire, cloître laïc, phalanstère d’intellectuels – ou paradigme visitable, prouvant que peut exister cet « État composé de gens de bien » qu’évoquait dans la conversation le Socrate de la République ? »

 

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René Lebrun, Agnès Degrève, Deus medicus, Brepols, coll. Homo religiosus 12, broché, 329 pages, 68 €.


Actes du Colloque organisé à Louvain-la-Neuve les 15 et 16 juin 2012 par le « Centre d'Histoire des Religions Cardinal Julien Ries ».


Présentation de l’éditeur : « Dans le présent volume le lecteur prendra connaissance des contributions importantes de spécialistes belges et français présentées à l'occasion d'un colloque organisé à l'Université catholique de Louvain les 15 et 16 juin 2012 par le Centre d'Histoire des Religions Cardinal Julien Ries; le thème se focalisait sur les dieux guérisseurs dans l'antiquité méditerranéenne. Une mise au point s'avérait nécessaire en raison des découvertes récentes. L'action de divinités bienfaisantes, de leurs lieux de culte et de leur impact sociologique est analysée, parfois dans une solution de continuité depuis l'antiquité lointaine jusqu'au début de l'ère chrétienne. Les régions concernées sont la Mésopotamie, l'Egypte, l'Anatolie, le monde minoen, hellénique, biblique et paléo-chrétien.

Les contributeurs essentiellement belges et français sont des spécialistes des religions de l'antiquité gréco-romaine, égyptienne et proche-orientale. »

 

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Les coups de coeur de Gaëtan Flacelière : 

 

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Pierre Laurens, Histoire critique de la littérature latine : de Virgile à Huysmans, Les Belles Lettres, relié sous jaquette, 656 pages, 39,50 €.


Pierre Laurens, correspondant de l’Institut, professeur émérite à la Sorbonne où il a occupé la chaire de Littérature de la Renaissance, nous livre une histoire critique de la littérature latine, non seulement à travers ses principaux auteurs (Virgile, Cicéron, Horace, Ovide, Sénèque, Tite-Live, Pline, Vitruve, etc.) ou ses principaux genres de prose et de poésie, mais également selon la manière dont elle a été perçue au fil des siècles chez Juste Lipse, Victor Hugo ou  J.-K. Huysmans.

Avec sa reliure sous jaquette et sa composition étudiée et élégante, cet auguste volume enchantera également tous les friands de bel objet.


Extrait de la préface : « Ouvrons la meilleure de nos histoires de la littérature latine : tout y est, pour notre commodité, en place, depuis l’âge archaïque jusqu’à l’Antiquité tardive ; sous le cadre chronologique, le plus neutre, le plus objectif en apparence, tous nos auteurs sont là, offerts à notre attention, sinon à notre admiration, constitutifs au même titre d’un même précieux héritage ; chacun y est équipé de sa biographie, de la liste de ses oeuvres ; une périodisation, de grands ensembles se dessinent : République, Principat, Haut, puis Bas-Empire, ou encore : âge des Gracques, âge de Cicéron, âge d’Auguste, siècle des Flaviens, siècle d’Hadrien, des Antonins… Un schéma historiographique domine le tout, hérité de Florus : Plaute ou l’enfance, Catulle ou l’adolescence, Virgile ou la pleine maturité, Lucain ou la sénescence ; autour des valeurs sûres se massent et s’ordonnent les auteurs de second ordre, les oubliés, les disparus. D’où tenons-nous toutes ces informations ? Et qui ne pressent que ce qui est donné ainsi avec tant de lumineuse évidence est une pure construction, le fruit d’une reconquête passionnée, voire héroïque, condition d’une appropriation qui s’est poursuivie, tantôt consensuelle, aussi souvent conflictuelle, sur un millénaire et demi ? C’est l’histoire de cette histoire que l’on voudrait raconter ici. »

 

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François Walter, Hiver. Histoire d’une saison, Payot, coll. Histoire, broché, 464 pages, 25€.


Après une explication des causes scientifiques de l'arrivée de l'hiver chaque année, l'auteur propose une étude historique de son impact sur l'homme, qui tente d'apprivoiser cette saison mal aimée et révélatrice des inégalités sociales.


Extrait : « [La traversée du solstice] Aussi bien dans la mythologie antique que dans les traditions celtique et germanique, les douze jours de la période solsticiale sont cruciaux. Ce nombre désigne une période symbolique que l’on exprime par métaphore : traverser les ténèbres hivernales afin de manifester la volonté de survie et de retrouver la vitalité. Chez les anciens Grecs, Zeus – le jour, donc le soleil et par extension l’année que décrit le soleil -, était supposé s’absenter pendant douze jours. C’est à ce crépuscule de l’année que se déroulent, chez les Romains, les saturnales, fêtes populaires où, pendant une semaine, toutes les contraintes sont abolies, les distinctions sociales oubliées et les activités suspendues. Spectacles, licence sexuelle, banquets et libations, qui conduisent aux orgies débridées et fastueuses des classes aisées, caractérisent ce temps de liberté. Ainsi se traverse la plus longue nuit, dans l’espoir de voir se profiler l’aurore de la nouvelle année. En Grèce antique, la fin de la ténèbre hivernale était célébrée aux Anthestéries, au terme du mois de février ou au début mars, par des fêtes en l’honneur de Dionysos afin de signifier le renouveau. »

 

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Le Nouveau Testament commenté : texte intégral, traduction œcuménique de la Bible, sous la direction de Camille Focant, Daniel Marguerat, Bayard, Labo et Fides, broché, 1248 pages, 34.90 €.


Le texte intégral du Nouveau Testament dans la traduction oecuménique, suivi de commentaires qui font état des connaissances les plus actuelles sur les plans théologique, culturel et historique.

 

Extrait de la préface : « L’ambition de ce Nouveau testament Commenté (NTC) ? C’est de mettre entre les mains de tout lecteur le commentaire intégral du Nouveau Τestament. Pour al première fois en français, les écrits fondateurs  du christianisme sont expliqués d’un bout à l’autre en un seul volume. La performance avait été réalisée en anglais et en allemand ; le public de langue française dispose désormais de cet instrument de lecture. La Bible est un monument de la littérature mondiale. Longtemps méprisée culturellement, traitée de sous-littérature, elle dévoile aujourd’hui le charme de ses récits et les subtilités de sa construction rhétorique. Les commentateurs ont été attentifs à ce qu’on pourrait appeler « le génie du texte », avec cette distance qui permet de percevoir le travail de l’auteur biblique. Mais la parole qu’avancent les auteurs du Nouveau Testament offre de donner sens à la condition humaine devant Dieu ; c’est à déchiffrer ce message, dans sa luxuriante diversité, que s’est attaché le Nouveau Testament Commenté. »

 

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