La semaine dernière, nous vous proposions un choix de  beaux livres pour vos cadeaux de Noël. Aujourd'hui, nous vous invitons à parcourir notre sélection de Noël dédiée au Moyen Âge. N'hésitez à venir les feuilleter dans notre boutique au 95 bd Raspail, 75006 Paris !

 

Ludovic Viallet, Sorcières! La Grande chasse, Armand Colin, broché, 336 pages, 23 €.

 

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Le mot du libraire : Qui dit sorcière, dit Moyen-Âge et sa grande vague de répression. Or, Ludovic Viallet insiste bien sur point, il ne faut pas oublier que cette grande chasse européenne a perduré jusqu’à la Renaissance ce qui permet à l’auteur d’intégrer ce phénomène dans notre histoire moderne. L’auteur nous parle de la naissance de cette notion de sorcière et des « critères » de reconnaissance (pacte avec le diable, participation au sabbat en volant, cannibalisme….) mais aussi et surtout du chasseur, qui, après s’être mis au service de l’église, sera l’instrument des pouvoirs civils. Ludovic Viallet étudie avec précision et clarté les mécanismes qui transformèrent une femme (les hommes furent moins touchés) en sorcière, souvent victime de diffamation, pour la conduire au bucher.

 

Un livre essentiel et passionnant pour mieux comprendre les rouages complexes de la grande chasse. (Mélanie Mougin)

 

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Michel de Certeau, La Fable mystique, XVIe-XVIIe siècle, Tome II , édition établie et présentée par Luce Giard, Gallimard, coll. Bibliothèque des Histoires, broché, 390 Pages, 22,90 €. 

 

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Le mot du libraire : Anthropologue du quotidien et philosophe, Michel de Certeau fut l’auteur de plusieurs ouvrages essentiels, dont La Fable mystique, premier volume d’un essai qui fit événement lors de sa parution en 1982 et qui demeure, de l’avis des spécialistes, l’ouvrage de référence sur la mystique chrétienne. Le second tome, qu’il ne put achever de son vivant, paraît aujourd’hui grâce à Luce Giard, spécialiste de son œuvre, qui introduit et annote dix chapitres le long desquels le savant jésuite analyse cette fois le contenu même des écrits des maîtres de la « science mystique ». Il interroge ainsi le passage de l’oral à l’écrit ou du poème à la prose chez saint Jean de la Croix, livre une époustouflante lecture du Tableau ou la Vision de Dieu de Nicolas de Cues, discute de l’épineux problème de la fixation en une séquence unique des visions successives, étudie le rapport entre la mystique et la folie et les spécificités du langage de la transe, de l’extase et du « parler angélique ». (Gaëtan Flacelière)

 

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Lumières de la sagesse. Écoles médiévales d'Orient et d'Occident, sous la direction de Sandra Aube, Éric Vallet, Thierry Kouamé, Publications de la Sorbonne, broché, 416 pages, 39€.


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Le mot du libraire : Comment enseignait-on les sciences dans l’Islam médiéval ? Y eut-il une école de traducteurs à Tolède ? De quelle façon se déroulait l’apprentissage de la lecture ? Comment devenait-on un « maître » ? Ce sont quelques-unes des questions qui trouvent une franche et claire réponse parmi les cinquante articles que compte cette magnifique publication, écrits par les plus grands spécialistes mondiaux et brassant de vastes domaines du savoir, qu’il soit mathématique, philosophique, médical, religieux ou institutionnels.

Ceux que l’histoire de l’éducation, de l’enseignement, de la traduction, et de la transmission du savoir en général intéressent seront fascinés par ce voyage dans le Moyen Âge lettré, qui nous emmène du Caire fatimide à l’Université de Bologne en passant par la Byzance des Paléologues. Les amoureux de belles iconographies seront également ravis de voir rassemblées en un volume plus de soixante-dix photographies de manuscrits rares, d’incunables, de dessins et de planches pour la plupart reproduits en couleur. (G.F.)


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Arsenio et Chiara Frugoni Une journée au Moyen Âge, traduit de l’italien par Lucien d’Azay, Les Belles Lettres, coll. Histoire, broché, 304 pages, 25,50 €

 

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Le mot de l'éditeur : « S'inspirant de deux articles d'Arsenio Frugoni, son père, Chiara Frugoni reconstitue dans ce livre une journée quelconque dans une ville au Moyen Âge. À l'aide de documents précis, fruits d'une prodigieuse érudition, mais surtout d’une iconographie somptueuse, l’historienne raconte par le menu, plutôt qu’elle ne les expose, les différents aspects de la vie urbaine médiévale: de l’artisanat aux superstitions, de la délinquance à la vie en communauté, en passant par toutes les questions que les hommes se posent encore aujourd’hui face à l'au-delà ou, plus prosaïquement, à l’emploi du temps. À la différence d'un documentaire historique, le récit de cette remarquable conteuse nous invite à remonter le temps comme si nous partions en voyage. Le style souple, élégant et d’une très grande précision lexicale de Chiara Frugoni participe au plaisir de la lecture, non moins que l’analyse rigoureuse des fresques et des miniatures qui illustrent son propos. Elle ressuscite un monde disparu tout en démystifiant nombre des stéréotypes qui l'histoire officielle a imposés au fil du temps. »

 

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Jean Favier, De l'or et des épices, Pluriel, coll. Pluriel, broché, 476 pages, 11 €. 

 

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Le mot du libraire : La publication en poche des principaux travaux du médiéviste français Jean Favier se poursuit avec l'édition chez Pluriel de De l'or et des épices, étude essentielle de la naissance de l'homme d'affaires au Moyen Âge. Succédant au marchand des grandes foires européennes, son désir de s'ouvrir de nouveaux marchés va bouleverser en profondeur l'horizon humain, créer la banque et les outils financiers modernes, et, ainsi, modifier la vie politique et les systèmes de valeurs occidentaux.

 L'ouvrage, qui brasse large et puise aux sources les plus diverses, des correspondances aux livres de compte en passant par les témoignages et chroniques d'époque, immerge dans le lecteur dans un univers qui, pour lointain qu'il est, nous demeure familier, et, démontre, s'il le fallait encore, l'importance de cette période riche et sophistiquée dans la constitution de l'homme de la Renaissance. Il rappelle enfin que l'économie est l'une des forces motrices du développement des connaissances. (G.F.)

 

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Michel Pastoureau, Bestiaires du Moyen Âge, Seuil, 2011, relié, 240 pages, 45,60 €.

 

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Le mot de l’éditeur : « Le cerf vit mille ans. Le sanglier porte ses cornes dans sa bouche. Les papillons sont des fleurs qui volent. L’écureuil est un animal diabolique, paresseux, lubrique, avaricieux. La zoologie médiévale n’est pas la zoologie moderne. Plusieurs notions qui nous sont aujourd’hui familières, sont alors inconnues. Le Moyen Âge est très bavard sur l’animal. A cet égard les bestiaires enluminés, nés pendant le haut Moyen Âge mais dont la vogue atteint son apogée aux XIIe et XIIIe siècles, sont les témoignages les plus riches. L’ouvrage s’ouvre sur une introduction générale, pour ensuite s'intéresser à la composition des bestiaires médiévaux et engager une étude thématique des espèces où sont décrites leurs propriétés physiques et morales, leur dimension symbolique et religieuse, mettant en lumière différentes histoires, croyances ou anecdotes les concernant. Chaque animal est accompagné d’une ou plusieurs miniatures, l’ensemble constituant une iconographie abondante, originale et particulièrement séduisante pour notre œil moderne. »


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Michel Zink, Les troubadours. Une histoire poétique, Perrin, coll. Pour l’histoire, broché, 372 pages, 21€.

 

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Le mot de l’éditeur : « Les troubadours sont, au XIIe siècle, les auteurs des plus anciennes chansons d'amour composées en langue d'oc, l'une des langues nouvelles qui dans le sud de l'Europe se sont substituées au latin. Leurs poèmes sont si beaux qu'ils ont modelé jusqu'à nos jours les formes et le langage de l'amour.
« J'ai voulu dans ce livre les faire aimer autant que je les aime, faire sentir tout ce que leurs chansons recèlent de sophistication et de simplicité, de séduction et de profondeur. Comment rendre proche, immédiatement accessible, immédiatement savoureuse, une poésie d'amour vieille de neuf siècles, écrite dans une langue ancienne et à demi étrangère, parfois volontairement obscure et produite par une civilisation désormais si loin de nous ?
« Ce livre se veut une histoire poétique des troubadours. Il tente de rendre à leur poésie sa fraîcheur en la suivant dans ses méandres, en disant au fil des chansons et à propos de chacune juste ce qu'il faut pour qu'elle nous parle, pour que sa subtilité apparaisse, pour que ses allusions s'éclairent, qu'elle nous enchante et qu'elle vive en nous. »

 

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François-Xavier Fauvelle Aymar, Le Rhinocéros d'or. Histoires du Moyen Âge africain, Alma éditeur, broché, 322 pages, 26 €.


 

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Le mot de l’éditeur : « En 34 courts essais, le panorama fascinant d’une Afrique inconnue : l’Afrique médiévale des « siècles d’or ». L’un des rares spécialistes mondiaux de l’Afrique ancienne redécouvre un monde que l’on croyait à jamais perdu. Si l’Afrique ancienne n’a pas d’écritures, elle a bien sûr une histoire depuis longtemps sous-estimée lorsqu’elle n’est pas simplement niée. À partir des traces laissées par des civilisations brillantes et les traditions orales, François-Xavier Fauvelle-Aymar reconstitue de manière captivante la richesse de ce continent retrouvé.En trente-quatre courts essais, Le Rhinocéros d’or offre un panorama de l’Afrique subsaharienne du 8e au 15e siècles. Le rhinocéros d’or a obtenu le Grand prix des Rendez-vous de l’Histoire de Blois 2013. »

 

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Georges Vigarello, Le Propre et le Sale. L'hygiène du corps depuis le Moyen Âge, Seuil, coll. Beaux livres, relié, 280 pages, 39 €.

 

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Le mot de l’éditeur : « Encombrement des espaces, netteté de la peau, intimité sensible, les critères anciens du propre et du sale ne sont plus ceux d’aujourd’hui. Des faits apparemment identiques ne déclenchent au fil du temps ni les mêmes appréciations ni les mêmes réactions : la transpiration collant à la peau, le cheveu supportant la vermine, l’odeur émanant des corps. La propreté de nos pères, celle de l’Europe classique par exemple, n’était pas la nôtre : elle pouvait exister sans le recours à l’eau, en favorisant quasi exclusivement l’apparence extérieure, l’habit. L’histoire du propre et du sale est ainsi celle d’un lent raffinement. Elle montre comment se fabriquent les seuils du goût et du dégoût. Leurs différences avec les nôtres réveillent la conscience de notre propre sensibilité.

Cette histoire est aussi davantage. Elle montre encore comment s’enracinent au plus près des repères corporels, des différences marquantes entre les groupes sociaux. La dentelle blanche de l’aristocrate du Grand Siècle n’a aucun rapport avec le chanvre écru du laboureur. Non que cette différence soit celle de l’ustensile ou de l’accessoire. Elle est d’abord celle du corps. Elle révèle combien la distance sociale, devenue abîme, tient au sentiment de ne pas avoir le même corps. »

 

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