Journée d’étude
L’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe de Césarée

 

 

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Autour de la parution du premier tome de commentaire de l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe (éd. S. Morlet - L. Perrone, Les Belles Lettres/ Les Editions du Cerf, 2012)



Jeudi 13 septembre 2012, à partir de 14h

Maison de la recherche
28, rue Serpente, Paris 6e
Salle de conférences

 

Entrée libre.

 

Programme :

14h : Présentation du projet et du premier tome par les éditeurs.
14h30 : Marie-Françoise Baslez (Université de Paris-Sorbonne) : Réflexions d’une historienne sur le concept d’histoire ecclésiastique (à propos des dossiers de correspondances épiscopales).
15h00 : Enrico Norelli (Université de Genève) : Quelques remarques sur la manière dont Eusèbe construit la littérature chrétienne dans son Histoire ecclésiastique.
15h30 : Pause café
16h00 : Rémi Gounelle (Université de Strasbourg) : L’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe ou la présence des oeuvres perdues.
16h30 : Jean Gascou (Université de Paris-Sorbonne) : Pourquoi Eusèbe a-t-il passé sous silence l’apostasie de Piérius ?

Rencontre organisée par le laboratoire « Antiquité classique et tardive » et l’Institut universitaire de France.

Retrouvez-nous sur place pour la vente de l’ouvrage, ainsi qu'à la librairie Guillaume Budé / Les Belles Lettres, 95 boulevard Raspail, Paris 6e.

 

 

La collection Anagôgê aux Belles Lettres

 

Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique tome 1

 

 Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique. Commentaire. Tome 1, études d’introduction, édité par Sébastien Morlet et Lorenzo Perrone, Les Belles Lettres / Le Cerf,  2012, 419 pages, 25 €.

Le commentaire de l'Histoire ecclésiastique, un projet ambitieux, novateur et nécessaire.

« L'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée (v. 260 – 339/340) compte parmi les pièces maîtresses du patrimoine littéraire mondial. Première véritable « histoire » composée par un chrétien, elle constitue une source inestimable sur les trois premiers siècles du christianisme, jusqu'à la « Grande Persécution », dont Eusèbe fut un témoin direct, et l'arrivée au pouvoir de Constantin. Pourtant, cette œuvre riche et complexe n'a jamais fait l'objet d’un commentaire complet. Des historiens et des philologues se sont associés pour combler cette lacune. Le commentaire proprement dit comportera quatre tomes donnant le texte grec de l'Histoire ecclésiastique, une traduction complètement nouvelle, et des éclaircissements historiques, philologiques et littéraires. Ce premier volume sert d'introduction à l'œuvre et à son commentaire. Réalisé à l'aide de la collaboration de chercheurs français et italiens et d'un chercheur suisse, il donnera au spécialiste, à l'étudiant, ou au public le plus large, des états récents et critiques des questions qui se posent sur la biographie d'Eusèbe, sur la chronologie de ses œuvres et son profil intellectuel ; sur les rapports entre l'Histoire ecclésiastique et ce qu'on appelle la « Chronique » ; sur le genre littéraire de l'œuvre ; sur les différents remaniements opérés par Eusèbe lui-même ; sur la traduction manuscrite du texte grec ; sur les versions anciennes de l'œuvre, latine, copte, syriaque et arménienne. Le volume fournit également un index revu des allusions et des citations dans l'Histoire ecclésiastique, et finalement une bibliographie raisonnée permettant d'accéder rapidement à l'état actuel du savoir. »

 

 

Jourdan, Fabienne - Orphée et les chrétiens, vol 1

 

 Fabienne Jourdan, Orphée et les Chrétiens. La réception du mythe d'Orphée dans la littérature chrétienne grecque des cinq premiers siècles. I. Orphée, du repoussoir au préfigurateur du Christ, Les Belles Lettres,  2010, 488 pages, 45,70 €.

Une étude approfondie sur un aspect inattendu du mythe d'Orphée, honni puis récupéré par les chrétiens.

« À la fin du IIe siècle après J.-C., la figure d'Orphée subit une étonnante métamorphose : le chantre des dieux grecs devient une préfiguration du Christ. Le motif d'un tel rapprochement n'est pas la descente aux Enfers, tant exaltée au Moyen Âge et à la Renaissance. De manière plus inattendue, il s'agit du chant, ce chant qui, d'après la légende, charme animaux sauvages, arbres et pierres. Loin de lui prêter uniquement le rôle de repoussoir, séducteur des seuls « chênes et rochers » et instigateur de cultes impies, Clément voit en lui un fascinant précurseur : le chant est symbole de la Parole efficace. Le Christ, qui incarne cette Parole, est alors dépeint non seulement comme le chanteur, mais comme le chant d'ordre supérieur qui achève le miracle : il régénère les bêtes les plus sauvages, les hommes, et leur accorde jusqu'à l'éternité. Dispensatrice du salut, vrai Mystère et authentique révélatrice de Dieu, la Parole sublime le chant d'Orphée dont elle découvre a posteriori les trois vertus : être source de métamorphoses, être fondatrice des mystères et annonciatrice du Dieu unique. C'est ainsi qu'elle le désigne comme son insigne préfiguration.
Le Protreptique est l'ouvrage unique où s'opère pleinement cette mutation. Dans son exhortation aux Grecs à embrasser la religion nouvelle. Clément recourt aux images familières à ses destinataires, les passe au crible de sa critique et les christianise pour transmettre insensiblement les principes de sa foi. L'appropriation chrétienne du chantre païen est inséparable de ce projet. Le premier volume d'Orphée et les Chrétiens analyse le contexte polémique de son apparition et examine les processus rhétoriques, les thèmes et motifs littéraires, philosophiques et théologiques mis en œuvre pour la réaliser. »

 

Jourdan orphée 2

 

 Fabienne Jourdan, Orphée et les Chrétiens, II : Pourquoi Orphée ? La Réception du mythe d'Orphée dans la littérature chrétienne grecque des cinq premiers siècles, Les Belles Lettres, 2011, 478 pages, 45,70 €.

La réception du mythe d'Orphée dans la littérature chrétienne grecque des cinq premiers siècles, tome 2.

« Dans le Protreptique, Clément d'Alexandrie dépeint le Christ comme un nouvel Orphée et transforme par là le chantre thrace en préfiguration de son Seigneur. Sa démarche est unique: de tous les auteurs chrétiens du début de notre ère, il est le seul à proposer un tel rapprochement, et ce afin d'inviter les païens à embrasser la religion nouvelle. Ses pairs ne manquent pourtant pas de citer Orphée et les poèmes qui lui sont attribués. Quels buts poursuivent-ils? C'est à cette question que le deuxième tome d'Orphée et les Chrétiens tente de répondre. Il examine pour cela systématiquement comment les auteurs chrétiens des cinq premiers siècles traitent du personnage et de son œuvre. Se dégagent ainsi trois attitudes polémiques non exclusives: pour les uns, il s'agit de s'attaquer directement au poète et à ses vers en vue de dénoncer le paganisme et ses émules hétérodoxes; pour d'autres, au contraire, de les mettre en valeur, mais toujours afin de discréditer les traditions grecques; pour un dernier groupe, enfin, de les présenter comme de véritables modèles qui chantent en accord avec le message biblique autant qu'avec la pensée « droite ». L'ouvrage montre la manière dont les textes chrétiens associent ces trois attitudes et interroge les raisons du choix d'Orphée, plutôt que d'un autre poète théologien, à la fois comme cible privilégiée des invectives contre le paganisme et comme modèle idéal de conversion. »

 

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 Marcel Piérart, Platon et la cité grecque. Théorie et réalité dans la constitution des Lois, Les Belles Lettres, 1974, nouvelle édition 2008, 570 pages, 60,90 €.

Un ouvrage rare et fondamental à nouveau disponible.

« Pourquoi Platon a-t-il écrit les Lois ? L'ouvrage témoigne d'un intérêt pour les institutions concrètes et les lois positives que son projet philosophique ne justifiait pas a priori. L'entreprise, immense, n'avait encore jamais été tentée sur une telle échelle. À en croire Aristote, Platon aurait voulu, en rédigeant cet ouvrage, proposer un type de constitution plus adapté aux Cités que celle de la République.
La comparaison des institutions préconisées dans les Lois avec leurs modèles grecs permet de mesurer dans toute son ampleur l'originalité de ce projet. De nombreux matériaux de nature variée interviennent dans l'élaboration de la constitution de la cité des Lois. Platon a subi l'influence des penseurs de son temps. S'il n'épargne pas les critiques qu'il adresse à la société de son temps et met son analyse des structures institutionnelles au service de sa philosophie, il reste plus profondément attaché aux institutions de sa patrie qu'on ne l'a cru. En proclamant l'empire des lois sur la cité, il renoue en fait avec l'idéologie de son époque, s'empare des armes de ses adversaires et les retourne contre eux. Pour y parvenir, il a dû formuler des questions que se posent encore aujourd'hui tous ceux qui se penchent sur la chose publique. »

 

 

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Marwan Rashed, L' Héritage Aristotélien. Textes inédits de l'Antiquité, Les Belles Lettres, 2007, 601 pages, 60,90 €.

Textes inédits de l’Antiquité, qui constituent un ouvrage incontournable pour tous les historiens de la philosophie grecque, byzantine, arabe et médiévale.

« Consacrées à l’histoire de l’aristotélisme après Aristote, les dix-neuf études qui composent ce recueil sont le fruit de recherches publiées entre 1995 et 2004 et, pour deux d’entre elles, inédites à ce jour. Chacune présente la découverte de documents anciens (byzantins, arabes ou latins) encore inconnus, qui jettent une nouvelle lumière sur la transmission de l’héritage aristotélicien dans les domaines de la logique, de la physique et de la cosmologie. Ces études sont organisées autour de trois grands thèmes : l’œuvre du plus grand commentateur d’Aristote, Alexandre d’Aphrodise (début du IIIe siècle), l’Université d’Alexandrie à la fin de l’Antiquité (Ve-VIe siècles) et la transmission des textes entre Byzance et l’Italie. Avec Alexandre, dont une série de textes inconnus, en grec et en arabe, sont ici exhumés pour la première fois, se produit l’achèvement du processus d’organisation des écrits d’Aristote : le système des écrits du Philosophe a vocation à devenir adéquat au système du Monde ; avec l’Université d’Alexandrie, et en particulier Jean Philopon, ce sont les premiers craquements dans l’édifice qui se font entendre et là encore, de nouveaux documents grecs et arabes permettent de mieux apprécier la portée exacte des divergences ; avec la transmission de Byzance à l’Italie, un chapitre majeur de l’histoire des textes philosophiques est abordé, indispensable pour comprendre les modalités des appropriations du patrimoine aristotélicien par les médiévaux latins, du XIIe au XVe siècle. »


L’Antiquité tardive, la patristique et le christianisme primitif sont des domaines largement représentés à la librairie. Venez nous voir !


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