Alors que  « Scripta Antiqua » approche de la parution de son cinquantième titre, nous avons voulu vous présenter les dernières nouveautés de cette collection des  éditions Ausonius. Celles-ci, nées du regroupement de trois groupes de recherches bordelais sur l'Antiquité et le Moyen Âge, figurent comme une exception rare : de service de publication de cet Institut  Ausonius (UMR 5607-CNRS/Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3) depuis 1995, elles sont devenues aujourd'hui éditions à part entière. À la publication de thèses s'ajoutent en effet des ouvrages collectifs spécialisés ou encore des recueils d'inscriptions et de monnaies d'une qualité scientifique et bibliologique assurée.


Les cinq ouvrages suivants ont tous été publiés le mois dernier et sont bien entendu disponibles à la librairie Guillaume Budé ou aux liens marchands qui les accompagnent.


 

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Collegia : le phénomène associatif dans l’Occident romain, sous la direction de Monique Dondin-Payre et Nicolas Tran, Pessac, Ausonius, coll. Scripta antiqua, 312 pages, 25 €.

Monique Dondin-Payre, directrice de recherche au CNRS, et Nicolas Tran, professeur d’histoire romaine à l’université de Poitiers, dirigent cette série d’études consacrées à un des phénomènes les plus importants de la société antique : la constitution, à partir du IIe siècle avant J.C., de communautés liées par des intérêts communs et dont le succès fulgurant dans l’ensemble de l’occident romain en fera un important vecteur de romanisation et un élément constitutif de l’identité de citoyen.

Présentation de l’éditeur : « Les collèges sont sans doute les structures collectives non institutionnelles les plus répandues dans l’empire romain. Où qu’ils soient, leur organisation est similaire : un règlement régit l’inscription, l’administration, les réunions, les objectifs de ces communautés, dont le fonctionnement est soumis aux lois de l’empire, qui sont reconnues sur le plan administratif et surveillées par les autorités, soucieuses de ne pas laisser se développer des pratiques susceptibles de troubler l’ordre public. Les collèges sont désignés par un nom, qui semble refléter le lien qui rapproche leurs membres : une divinité, une profession, une spécialité, un ancrage territorial .../... , une pratique funéraire… ; mais tous sont polyvalents, se réunissent pour célébrer un culte, pour partager un banquet, pour choisir des représentants, pour solliciter un patronage, pour honorer l’empereur, pour goûter la convivialité. »

 

Etcheto, Les Scipions 

 

Henri Etcheto, Les Scipions : famille et pouvoir à Rome à l’époque républicaine , Pessac, Ausonius, coll. Scripta antiqua, 473 pages, 25 €.

L’ouvrage d’Henri Etcheto comble un immense vide dans l’historiographie française puisqu’aucun essai moderne n’avait été jusque-là consacré à cette famille de premier plan, idéal de la noblesse romaine qui exerça les plus hautes fonctions politiques.

Présentation de l’éditeur : « Issu de la vaste gens Cornelia, le lignage des Scipions s’affirma entre le IVe et le IIIe siècle a.C., notamment à travers des usages onomastiques et sépulcraux spécifiques qui contribuèrent à le distinguer désormais de la structure gentilice antérieure, en même temps qu’ils forgeaient une identité familiale puissante, fédératrice et durable qui inscrivait ses membres dans la solidarité et la continuité sur plusieurs générations. Occupant une position de premier plan au sein de la société aristocratique romaine au temps des guerres puniques, les Scipions livrent ainsi un exemple familial remarquable de l’expression sociale des valeurs, des stratégies et des mentalités de la “meilleure” nobilitas d’époque médio-républicaine. »

 

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Mobilités grecques : mouvements, réseaux, contacts en Méditerranée de l'époque archaïque à l'époque hellénistique, sous la direction de Laurent Capdetrey, Julien Zurbach, Pessac, Ausonius, coll. Scripta antiqua, 2012, 280 pages, 18€.

Un bilan historiographique et épistémologique  sur les différents aspects de la mobilité dans le monde hellénistique : migrations des populations, circulation des ethnies, statuts et droits de l’étranger, associations, transferts culturels, etc.

Présentation de l’éditeur : « Cet ouvrage collectif rassemble des contributions centrées sur le thème des mobilités grecques dans l’espace méditerranéen, de l’époque archaïque au début de l’époque hellénistique. Ce thème des mobilités a été l’objet d’un très fort renouvellement conceptuel au cours des 20 dernières années, notamment par la sollicitation des notions de réseaux et d’ethnicité. Tel qu’il a été conçu, l’ouvrage se présente à la fois comme un nécessaire bilan historiographique et épistémologique et comme l’occasion d’approfondissements de ces notions.
Le bilan et les perspectives offertes dans ce livre répondent ainsi à une exigence scientifique et à une attente générale puisque la question des mobilités et des diasporas grecques est au cœur du programme des concours du CAPES d’histoire géographie et de l’agrégation d’histoire. »

 

 

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Agoranomes et édiles : institutions des marchés antiques, textes réunis par Laurent Capdetrey et Claire Hasenohr, Pessac, Ausonius, coll. Scripta antiqua, 314 pages, 25 €.

Laurent Capdetrey, maître de conférences d’histoire grecque à l’université de Bordeaux III et Claire Hasenohr, maître de conférences en histoire grecque dans la même université, ont rassemblé dans cet ouvrage collectif de nombreuses réflexions et analyses permettant de mieux rendre compte de l’organisation des marchés antiques, lieux essentiels dans la vie économique et sociale d’une cité antique.

Présentation de l’éditeur : « L’ouvrage mêle des études de cas et des approches plus générales, des analyses de documents et des réflexions synthétiques sur l’évolution du rôle des magistrats et sur les stratégies de contrôle des marchés dans la Méditerranée antique. Il s’inscrit ainsi au croisement d’approches relevant à la fois de l’histoire des institutions, de l’histoire économique et de l’histoire du droit en contribuant au renouvellement de la réflexion sur la régulation des échanges dans les cités antiques. »

 

 

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Alexandra Dardenay, Images des fondateurs : d’Enée à Romulus, Pessac, Ausonius, coll. Scripta antiqua, 362 pages, 25 €.

Alexandra Dardenay, auteur des Mythes fondateurs de Rome, beau livre édité chez Picard, est une spécialiste de l’iconographie romaine, de la représentation du pouvoir et de sa réception par le public. Dans Images des fondateurs, elle propose un catalogue de l’ensemble du corpus iconographique des héros fondateurs de Rome et analyse leur évolution au gré des techniques et des passations de pouvoir.

Présentation de l’éditeur : « L’approche typologique mise en œuvre au cours de l’étude permet une analyse inédite de la formation et de la diffusion des thèmes figurés illustrant les primordia Vrbis. Celle-ci révèle, en effet, comment l’action conjuguée de desseins politiques et de pratiques en usage dans les ateliers contribue à la fixation d’un nombre restreint de schémas iconographiques. Autrement dit, on perçoit, selon les époques et les supports, une prédilection non seulement pour certaines images, mais également pour certaines formules iconographiques. L’ouvrage s’organise en deux parties principales. La première offre une approche rationnelle des images : par une progression permettant de comprendre leur évolution, du thème au motif, de la scène figurée à l’image simplifiée, on envisagera, les uns après les autres, tous les thèmes du corpus iconographique. Au sein de chaque légende, les thèmes figurés font l’objet d’une analyse à la fois chronologique et typologique, afin de cerner au mieux les différentes étapes de leur formation et de leur évolution. Enfin, on trouvera dans une seconde partie l’intégralité du catalogue des oeuvres, ordonné selon un classement typologique. »

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