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Philippe Jockey, Le mythe de la Grèce blanche : histoire d'un rêve occidental, Belin, broché, 291 pages, 19 €. 

 

Lorsque nous nous représentons la Grèce, nous pensons immédiatement au blanc, celui immaculé de ses maisons et surtout celui, devenu bien célèbre, de sa statuaire. C’est cette couleur immaculée qui a suscité tant  d’admiration et qui fut souvent imitée surtout à la Renaissance. Toutefois ce blanc soi-disant caractéristique de la Grèce antique fut la cause de nombreux égarements au fil du temps et a véhiculé une image faussée doublée d’un discours raciste: le blanc comme représentatif de la pureté de l’occident en totale opposition avec le bariolé d’un orient méprisé.

Dans cet ouvrage d’une grande rigueur et clarté, l’auteur étudie l’utilisation des couleurs dans l’art à travers les âges et leur interprétation mais aussi et surtout il tente de démonter cette théorie erronée au sujet d’une statuaire blanche antique : la science a bien démontré que les statues grecques n’étaient absolument par monochromes mais très colorées ou recouvertes d’or, ce que certains archéologues ou autres spécialistes ont encore du mal à admettre.

Mélanie Mougin.

 

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