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«Dès que je la vis je fus perdu, car la beauté blesse plus âprement qu’un trait et, par les yeux, s’écoule au fond de l’âme : c’est l’œil qui est la voie de la blessure amoureuse. Tous les sentiments me tenaient à la fois : admiration, stupeur, crainte, pudeur et impudence. J’admirais sa haute taille, j’étais stupéfait de sa beauté, je craignais en mon cœur, je regardais sans pudeur et la pudeur me reprochait de m’être laissé prendre. » Livre I, III, 4-5.

 

 

Léon le Philosophe, IXe siècle, dans un épigramme (AP IX 203) à retrouver dans les annexes de la présente édition page 415 : « L’amertume de l’amour, mais aussi une vie chaste, voilà ce que l’histoire de Clitophon nous met en quelque sorte sous les yeux. La vie si chaste de Leucippé ravit tout le monde en extase ; on admire comment, battue, les cheveux coupés, outragée, et, par-dessus tout, trois fois en butte avec la mort, elle tenait bon. Si tu veux être aussi vertueux, ami, ne t’attache pas aux à-côté du tableau, mais retiens avant tout le dénouement de l’histoire : il unit les amants raisonnables. »


Achille Tatius, Le Roman de Leucippé et Clitophon, texte établi et traduit par Jean-Philippe Garnaud, revu par Françoise Frazier, introduction, notes et annexes par Françoise Frazier, vient de paraître en édition poche bilingue.


Présentation de l'éditeur


Annexes:

I. Logoi et mythoi amoureux (extraits de Moschos, Eubolos, Juvénal, Platon, Philostrate, Ménandre, Plutarque, et de l'Anthologie palatine) 

II. Le Roman vu par les Byzantins (extraits de Léon le philosophe, Michel Psellos et Photius)

 

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