Consultez notre galerie Pinterest de toutes les nouveautés reçues en janvier 2016

 

 

Les favoris de Mélanie :

 

Anoubion, Poème astrologique. Témoignages et fragments, texte établi, traduit et annoté par Paul Schubert, Les Belles Lettres, Collection des Universités de France série grecque, broché, CXLIV - 416 pages, 53 €.

 

 

Si les principes de l’astrologie antique sont relativement bien compris, en revanche nous ne possédons que des connaissances incomplètes des manuels qui sous-tendaient cette pratique. Dans le domaine poétique en particulier, plusieurs textes importants sont perdus ou fortement mutilés. Éditer Anoubion constitue l’une des étapes nécessaires pour tenter de mieux cerner comment se sont constitués les modèles utilisés par les poètes astrologues.

 

Extrait : « Si tu trouves l’Enflammé (Mars) placé comme maître du signe nuptial dans les lieux que j’ai annoncés, la violence aura part à cette (naissance) de la main d’un être inférieur, d’un vil esclave ou d’un pauvre.

Si c’est Cypris (Vénus) (qui est la maîtresse du signe nuptial, la jeune fille) perdra (sa virginité) dans des fêtes bachiques et des célébrations nocturnes.

Si le Resplendissant (Mercure) se trouve être placé comme maître dans ce lieu, comme je l’ai dit clairement aussi dans ce qui précède, il introduit certainement de grands procès, des cris et des jugements ; mais c’est pire si l’Enflammé (Mars) est présent avec Hermès

(Mercure).

Si le fils de Cronos (Jupiter) et la Porte-lumière (Vénus) sont dans le même signe, si Cronos (Saturne) se trouve être dans le signe adjacent, et si Cythérée (Vénus) établit le contact avec Saturne en premier, et si Zeus (Jupiter) et Cypris (Vénus) se trouvent dans le signe de Cronos (Saturne), et si le funeste Enflammé (Mars) regarde Cypris (Vénus) et la Lune, et si le Brillant (Saturne) est seul en aspect avec la Cornue (Lune), <…> ou bien il s’unira de manière terrible avec sa marâtre. Mais si c’est une femme qui naît selon cette combinaison, on dira qu’elle appartient au mari de sa mère ou à son père. » p.66 à 68.

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Alexandre Blaineau, Le cheval de guerre en Grèce ancienne, préface de Pierre Brulé, Presses Universitaires de Rennes, coll. Histoire, broché, 352 pages, 20 €.

 

 

Une contribution à l'histoire de la culture équestre dans le monde grec antique. A travers une étude de l'équitation militaire fondée sur les sources littéraires, épigraphiques et iconographiques, l'auteur expose les spécificités de l'élevage, les types de montures et leur intégration dans les cavaleries, ainsi que les pratiques, les techniques, les savoirs et les métiers.

 

Extrait : « C’est dans une certaine partie de l’agora athénienne que s’échangeaient les chevaux. En effet, aux dires de Théophraste, c’est là que des « maquignons » (tois pôlousi) vendaient des bêtes de prix (tous hippous tous agathous). Xénophon confirme que ces ventes pouvaient se dérouler sur les places publiques des cités : Agésilas, voulant créer une cavalerie, suscita ce genre de transactions (ainsi que le commerce des armes) sur l’agora d’Éphèse, de telle sorte que la cité ressemblait à un atelier de guerre. À Athènes, le marché se déroulait le vingtième jour du mois. Restituer l’ambiance de ces scènes d’échange est une tâche impossible ; mais on cerne de la méfiance chez Xénophon lorsqu’au tout début de l’Art équestre, il indique comment éviter d’être trompé lors de l’achat d’un poulain, ce qui permet de dessiner un portrait en creux de ces maquignons parfois peu scrupuleux. L’intérêt de ces marchands était de retirer un bon prix des bêtes parfois estropiées ou tarées qu’ils vendaient. Il était d’usage peut-être, comme en des temps plus proches de maquiller des montures afin de masquer quelques imperfections. » p.233.

 

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John M. Roberts, Odd A. Westad, Histoire du monde. Volume 1, Les âges anciens, traduit de l'anglais par Jacques Bersani, Perrin, coll. Synthèses historiques, broché, 450 pages, 22€.

 

 

Un panorama des mondes antiques qui débute à la préhistoire, décrit les premières grandes civilisations et s'arrête à l'histoire des grands empires. Au-delà des événements historiques, les auteurs mettent l'accent sur l'aspect civilisation et la culture. 

 

Extrait : « Que cela explique ou non l’apparition de la civilisation minoenne, son apogée se situe vers 1600 avant J.-C. Un siècle plus tard environ, les palais minoens étaient détruits. Il y a là un vrai mystère. À peu près à la même époque, les îles de la mer Égée voyaient également leurs principales cités incendiées. Il y avait eu par le passé des tremblements de terre ; peut-être s’agissait-il d’un nouveau phénomène du même genre ? Des travaux récents ont permis d’établir qu’une immense éruption s’était produite dans l’île de Théra aujourd’hui appelée Santorin) à une date qui correspondrait ; elle aurait pu s’accompagner en Crète, à quelques 110 kilomètres de distance, d’un raz de marée et d’un tremblement de terre, avec des nuages de cendres venant recouvrir les champs. D’autres spécialistes ont préféré évoquer une révolte contre les potentats qui occupaient les palais. D’autres encore y ont vu l’indice d’une nouvelle invasion ou bien ont supposé qu’un grand raid se serait produit depuis la mer, avec capture de prisonniers et saisie de butin, ruinant à jamais le pouvoir politique en place par les dommages ainsi infligés, mais sans laisser sur place de nouveaux colons. Aucune de ces versions ne possède de fondement suffisamment solide.» p.144.

 

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Les favoris de Gaëtan :

 

Ivan Cadeau, La guerre de Corée. 1950-1953, Perrin, coll. Tempus, broché, 384 pages, 9€.

 


Surnommé « guerre oubliée », le conflit qui éclate en Corée aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale reste largement méconnu, alors qu'il compte parmi les plus meurtriers du XXesiècle. Pour la première fois, Ivan Cadeau raconte l'invasion de la Corée du Sud par sa voisine du Nord, ainsi que l'intervention de l'ONU sous l'égide de MacArthur, qui transforme cette guerre en conflit international. La première confrontation des deux blocs, Est et Ouest, commence alors. Ivan Cadeau livre la  première synthèse globale sur un conflit dont les conséquences se font encore sentir aujourd'hui.

Extrait : « Le jour même, Truman s’adresse au peuple américain à la radio, expliquant les raisons de l’engagement américain en Corée et la politique poursuivie jusque-là, justifiant également le remplacement du général MacArthur. Après être revenu sur les débuts du conflit coréen et avoir mis en cause la politique de domination mondiale entreprise par le communisme international, le président déclare : « Nous essayons de prévenir une troisième guerre mondiale – pas d’en commencer une », ce qui constitue un message clair à l’attention des Soviétiques et des Chinois. Répondant également aux critiques formulées par MacArthur et certains de ses  détracteurs républicains qui lui ont reproché à plusieurs reprises son manque de fermeté et notamment son refus de frapper les bases et camps d’entraînement en Mandchourie, il interroge : « Pourquoi ne bombardons-nous pas la Mandchourie et la Chine elle-même ? Pourquoi n’aidons-nous pas les troupes nationalistes à débarquer […] ? […] Si cela arrivait, nous aurions créé l’exacte situation que nous souhaitons éviter. » […] Le départ du charismatique général crée une immense émotion non seulement en Corée et au Japon, où certains le considèrent comme un « demi-dieu », mais dans toute la zone Pacifique. » (p. 228-229)

 

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Martha C. Nussbaum, La fragilité du bien. Fortune et éthique dans la tragédie et la philosophie grecques, traduit de l'américain par Roland Frapet, Gérard Colonna d'Istria, Editions de l’Eclat, broché, 700 pages, 35 €.

 

 

Pierre blanche lancée dans le jardin des études classiques, La Fragilité du bien en dépasse largement le cadre pour ­s’ancrer avec force dans le débat contemporain sur l’action éthique et politique. Un livre ­classique, paru pour la première fois en 1986, « immensément riche et ­stimulant » (Charles Taylor), qui montre l’extraordinaire actualité de la tragédie et de la ­philosophie grecques quand il s’agit de penser l’événement moral de notre société contemporaine et qui permet de mieux comprendre l’œuvre d’une philosophe américaine parmi les plus ­originales de sa génération.

 

Extrait : « Les dernières années du Ve siècle, époque de la jeunesse de Platon, furent, à Athènes, tout à la fois un temps de grande anxiété et de confiance exubérante dans les pouvoirs de l’homme. Si la vie humaine semblait plus que jamais exposée à la tuchè sous toutes ses formes, les Athéniens étaient aussi plus accrochés que jamais à l’idée que le progrès pourrait entraîner l’élimination de la contingence incontrôlée de la vie sociale et cet espoir s’exprimait dans une antithèse et une histoire : le contraste entre la tuchè, la fortune, et la technè, l’art ou la science humaine ; et le récit, qui l’accompagnait fréquemment, du progrès humain gagné sur la contingence, grâce à l’accueil ou à la découverte des technai. Le Protagoras, qui date de cette époque, raconte cette histoire, critique une interprétation conservatrice qui avait cours à Athènes, et propose un complément philosophique : Socrate affirme que le progrès vraiment décisif dans la vie sociale des hommes n’aura lieu que quand on aura développé une nouvelle technè, une technè qui assimile la délibération pratique à l’art de compter, de peser et de mesurer. […]Le dialogue nous présente une vue d’ensemble des problèmes que cette science doit résoudre , et nous offre deux visions profondément différentes de ce qu’elle peut et doit être. » (p. 108-110)

 

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Jean Delumeau, La seconde gloire de Rome, Perrin, coll. Tempus, broché, 326 pages, 9 €.

 

 

Rome, centre du monde pendant 400 ans, entame au début du IVe siècle une longue décadence que le Siège pontifical est incapable d'enrayer. Jean Delumeau, membre de l’Institut, nous raconte comment elle redevient rayonnante à partir du XVIe siècle grâce aux efforts des grands papes Borgia, Della Rovere, Médicis, Farnèse et surtout au travail des grands artistes tels Bramante, Michel-Ange ou Le Bernin.

 

Extrait : « Des papes avaient avantagé leurs proches avant la Renaissance. Mais cette pratique devint progressivement un système à l’époque de notre étude. Les pontifes s’en glorifièrent et n’hésitèrent pas, comme Sixte IV et Paul III, à poser avec leurs neveux, fils ou petit-fils devant les meilleurs peintres, Mellozo da Forli pour le premier, Titien pour le second. En tout cas, le népotisme fut, dans l’histoire européenne de la Renaissance puis de l’âge baroque, une des filières d’émergence de l’absolutisme monarchique et de la figure du « Premier Ministre ». A cet égard, la monarchie pontificale offrit une sorte de modèle. Le népotisme ne fut « pas seulement un véhicule de faveur, de prestige et d’enrichissement patrimonial, mais un modèle vigoureux de gestion du pouvoir capable de garantir au pape l’autonomie et la liberté d’action à travers un cabinet restreint à quelques rares fidèles qui partageaient avec lui, le temps d’un règne, le gouvernement d’une monarchie non héréditaire » (S. Andretta, dans A. Pinelli, Roma del Rinascimento). Pour toutes ces raisons, les papes de l’époque se hâtaient souvent, à peine élus, de créer des cardinaux de leur famille, les plaçant rapidement à la direction de la Chancellerie ou de la Chambre apostolique, et d’en nommer d’autres à la tête de l’armée pontificale ou à la « garde » du château Saint-Ange. » (p. 79-80)

 

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