Nouveautés d'avril 2015 : choix des libraires et extraits.

Consultez notre galerie Pinterest de toutes les nouveautés reçues en avril 2015

 

Les favoris de Mélanie Mougin :

 

Figures de dieux. Construire le divin en images, sous la direction de Sylvia Estienne, Valérie Huet, François Lissarague, François Prost, Presses Universitaires de Rennes, broché, 392 pages, 21 €.
Ces contributions étudient la mise en images du divin dans l'Egypte, la Grèce et la Rome antiques, mettant en lumière la fonction et la finalité de cette figuration, les règles et les logiques qui définissent sa construction et son organisation visuelle. Elles évoquent l'ambiguïté du statut de l'image mise en scène, ainsi que l'évolution de la scénographie.

 

Extrait : « La remise en cause de la notion de « statue cultuelle » dans l’historiographie récente nous invite en effet à réexaminer les pratiques rituelles et les dispositifs par lesquels les images divines acquièrent une efficacité dans le culte, y compris de façon éphémère. Procédures de consécration, rituels d’animation, exhibition, notamment lors des processions, ce sont donc toutes les procédures qui conduisent à la fabrication, à la manipulation, voire à la destruction d’effigies divines qui ont pu être étudiées et confrontées, contribuant à redéfinir le statut de ces images et de leur rôle dans la construction du divin en contexte cultuel. » (p. 8-9)

 

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Olivier Dubouclez, Histoire du basilic, Actes Sud, coll. Un endroit où aller, broché, 204 pages, 18,80 €.

Décrit et parfois représenté dans des traités d'histoire naturelle du XVIIe siècle, ce serpent mythique que l'on dit capable de tuer à la seule force de ses yeux, est ici évoqué entre érudition et imaginaire.

 

Extrait : « Et pourtant, jamais il n’y eut de bête plus vulnérable que ce « serpent royal ». Dès la fin du XVIIe siècle, quelques historiens eurent le projet de dépouiller le basilic de ses pouvoirs les plus consternants. Ils voulurent en falsifier la physiologie et l’instinct, et le priver surtout de cette puissance automatique de mort qu’on lui avait toujours reconnue depuis les écrits de Pline et de Galien. Tout ce qui fut écrit sur le basilic après 1680 allait en ce sens : soit qu’on lui attribuât certaines qualités inédites qui n’avaient d’autre but que de l’affaiblir, soit que l’on soulignât plus fortement celles qui, connues depuis l’Antiquité, servaient la cause de sa démystification. » (p. 15)

 

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Jean Philippe Lauer, Les pyramides de Sakkara, préface de Nicolas Grimal, IFAO, coll. Bibliothèque générale n°47, broché, 240 pages, 25 €.

J.-P. Lauer (1902-2001) a consacré 75 ans de sa vie au travail de reconstitution du complexe funéraire au centre de la nécropole de Sakkara. Le livre de synthèse qu'il lui consacra est ici réédité avec de nouvelles illustrations.

 

Extrait : « La Pyramide à degrés. Au centre du vaste quadrilatère ainsi délimité, on fora un puits carré de plus de 7 m de côté et de 28 m de profondeur, au fond duquel fut construit un caveau en granit d’Assouan ; un orifice cylindrique, ménagé dans son plafond vers son extrémité nord, devait permettre d’introduire la momie, cet orifice allant être obturé après les funérailles par un énorme bouchon de granit de 2 m de haut et de 1 m de diamètre, pensant trois tonnes et demie environ. Un escalier s’enfonçant d’abord en tranchée pour devenir ensuite souterrain donna accès au puits et au tombeau. » (p. 5-6)

 

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Les favoris de Gaëtan Flacelière :

 

Mathieu da Vinha, Au service du Roi. Dans les coulisses de Versailles, Tallandier, broché, 304 pages, 20,90 €.

Si le château de Versailles évoque irrésistiblement les ors et les fastes de la cour des rois de France, on oublie qu’il était aussi un lieu de vie où cohabitaient non seulement la famille royale, les grands seigneurs mais aussi toute une foule de serviteurs qui ont contribué à son fonctionnement et à sa gloire. Mathieu da Vinha, directeur scientifique du Centre de recherches du château de Versailles, dresse les portraits de dynasties d’hommes et de femmes qui ont travaillé et servi au château.

 

Extrait : « Ces portraits, loin d’être des biographies complètes en raison du rang souvent considéré comme « mineur » des personnages et, par conséquent, de sources lacunaires, nous donne cependant l’occasion de mieux appréhender, à travers des trajectoires diverses et variées, un métier, une institution, un service ou les meurs de la vie versaillaise. C’est ainsi que l’on va découvrir le parcours et la destinée d’entrepreneurs maçons, d’officiers de la chambre, de la garde-robe, d’un colonel des gardes suisses, d’un grand maréchal des logis, de concierges du château et de la ménagerie, de l’intendant de Mme de Maintenon, d’un curé de Versailles, d’une gouvernante des enfants de France ou encore des cuisiniers des rois, qui tous ont été les artisans de la construction et de la gloire de Versailles. » (p. 21)

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Jacques Bainville, Doit-on le dire ? (1924-1936), préface de Christophe Parry, Les Belles Lettres, broché, 368 pages, 14,90 €.

Dans ce recueil d’articles demeuré indisponible depuis sa première édition en 1939, l’auteur décortique la vie culturelle, économique et politique des années 1924 à 1936 : de la représentation théâtrale à une candidature aux élections législatives, d'un avis sur les lettres de Napoléon aux crises financières, l'historien et académicien démontre l'étendue de sa culture et de son esprit.

 

Extrait : « Le Prix Nobel (1926). Fraternellement, M. Aristide Briand et M. Gustave Stresemann se partageront le prix Nobel. Ils sont récompensés de leurs efforts pour sauvegarder la paix. Nous ne savions pas que le Comité distribuait des prix d’encouragement. Car enfin, ne serait-il pas plus prudent d’attendre un peu avant de décider si l’année est vraiment pacifique ? […] Depuis que le monde est monde, il se divise entre ceux qui disent que, pour avoir la paix, il faut se méfier, être fort et se faire respecter, et ceux qui disent que, pour éviter la guerre, il faut avoir confiance et dissoudre les régiments. C’est toujours le vieux dialogue d’avant 1870. « Vous voulez faire de la France une caserne », disait l’orateur pacifiste. « Prenez garde d’en faire un cimetière », répondait le général Niel. (p. 138)

 

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Jean-Marie Lassère, Africa, quasi Roma. 256 av. J.-C. – 711 apr. J.-C., préface de François Baratte, CNRS éditions, broché, 778 pages, 45 €.

Dans cet imposant volume de près de 800 pages, Jean-Marie Lassère tente une entreprise difficile mais à la mesure des talents de cette grande figure de l’histoire et de l’archéologique de l’Afrique du Nord antique : une histoire générale, et si possible totale, des Africains de l’antiquité classique, de l’installation des premiers colons phéniciens jusqu’à Byzance, qui retourne aux sources mêmes de cette histoire et use des matériaux les plus divers.

 

Extrait : « Comme celle de toutes les provinces, la population africaine est mixte […]. Au IIe s., om serait vain d’en tenter l’analyse ethnique, et l’un de ses représentants les plus éminents à l’époque, Apulée de Madaure, déclarait que ce qui compte, ce n’est pas l’origine, mais la culture. A cet égard, on peut dire que les Africains sont en majorité des Libyens qui, sans avoir abandonné toutes leurs traditions (en particulier au plan religieux) ont été très profondément et très durablement influencés par les Phéniciens de Carthage, puis par Rome. […] L’Afrique a été un melting-pot, et nul ne peut discerner les origines d’un chevalier ou d’un sénateur africain du IIe ou du IIIe siècle. » (p. 245-246). 

 

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