Virgile, L' Énéide / Aeneis, texte latin établi par Jacques Perret, émendé, présenté et traduit par Olivier Sers, Les Belles Lettres, broché, 680 pages, 23,50 €. 

 

 

En août 29 av. J.-C., un an après le suicide d'Antoine vaincu, Octave, devenu maître du monde, commande à Virgile, promu poète officiel du régime nouveau, une épopée nationale à la gloire d’Énée, héros de l’Iliade, fils de Vénus et d’un cousin de Priam, gendre de celui-ci, père d’Iule, tige originelle de la famille des Iulii qui vient de s’assurer en lui et par lui un pouvoir pérenne. Virgile y travaillera dix ans avant de mourir le 21 septembre -19, la laissant presque achevée. À ce superbe roman d’amour, de cape et d’épée, généalogie et livre saint de la Rome refondée, ancrant dans la légende homérique la naissance et les destins de la Ville vouée, après avoir terrassé Carthage, à sceller sous sa botte la fusion de l’Orient et de l’Occident méditerranéens, revanche de Troie vaincue, cet inachèvement même, en le sauvant du pompiérisme, confèrera le charme fragile d’une adolescence éternelle. Pendant vingt et un siècles on apprendra Rome, le latin et la poésie dans L’Énéide.

Comme il l’a fait pour Catulle, Lucrèce, Ovide (Les Métamorphoses), les tragédies de Sénèque et les poètes de la Renaissance Jean Second et Michel Marulle, Olivier Sers relève ici le défi de la traduction vers pour vers. Nous vous proposons d’en apprécier les charmes grâce aux trois extraits ci-dessous (cliquez sur une des images pour l'agrandir). Bonne lecture ! 

Virgile, L’Énéide, traduit par Olivier Sers, extraits
Virgile, L’Énéide, traduit par Olivier Sers, extraits
Virgile, L’Énéide, traduit par Olivier Sers, extraits
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