La librairie Guillaume Budé a le plaisir de vous inviter à une soirée exceptionnelle :  

 

Le mercredi 26 novembre à 18h30

 

La fin de l’empire romain

Rencontre-débat avec Michel De Jaeghere et Giusto Traina

 

 

 

De l’invasion de l’Italie par les armées d’Alaric en 401 à la conquête de l’Afrique par les Alains et les Vandales en 429, du sac de Milan par Attila en 452 à la déposition du dernier empereur romain en 476, le cinquième siècle est pour Rome celui de bouleversements profonds et de mutations brutales, et pour l’Occident dans son ensemble, un moment capital de son histoire. Depuis Montesquieu et Gibbon, lettrés et historiens s’interrogent sur la signification à donner à de tels événements, essaient d’en saisir les contours et à en définir les conséquences anciennes comme actuelles, cherchent parfois à en tirer certaines leçons sociales ou politiques, et, tâche ô combien difficile, de nous en offrir un récit fiable et intelligible.

C’est le cas des deux invités que nous aurons l’honneur de recevoir mercredi 26 novembre : Michel De Jaeghere, directeur du Figaro Histoire et auteur du livre événement Les Derniers Jours. La fin de l’empire romain d’Occident, et Giusto Traina, professeur d’histoire romaine à l’université Paris-Sorbonne, auteur de 428 : une année ordinaire à la fin de l’empire romain, paru également aux Belles Lettres (2009).

Ils s’entretiendront de leurs ouvrages respectifs, nous expliqueront de quelle façon leurs démarches s’inscrivent dans les approches successives du Bas- Empire et de l’Antiquité tardive et débattront notamment de la légitimité de considérer la date de 476 comme une rupture significative de l’histoire romaine.

 

 

Entrée libre. Réservation fortement conseillée au 01 44 39 84 21 ou par courriel : librairie@lesbelleslettres.com

 

Ouvrages cités :

 

Michel De Jaeghere, Les Derniers Jours. La fin de l’empire romain d’Occident, Les Belles Lettres, broché, 2014, 658 pages, 26,90 €.

 

 

Sans doute l'effondrement de la civilisation romaine n'eut-il ni l'uniformité, ni la fulgurance dont se plut à le parer l'imagerie romantique. La disparition de l’empire d’Occident n’en fut pas moins le résultat d’une submersion violente du territoire romain par des populations qui désiraient jouir de ses richesses sans adopter ses disciplines. Elle se traduisit, pour ses contemporains, par un désastre comme l’histoire en offre peu d’exemples. Au fil d’un récit plein de drames, de fureurs, de retournements, d’où émergent les grandes figures de Théodose, de Stilicon, d’Alaric, de Galla Placidia, d’Attila, d’Aetius, Michel De Jaeghere fait revivre le siècle décisif qui sépare l’irruption des Goths, en 376, de la déposition, cent ans plus tard, de Romulus Augustule. Brossant le portrait de la société et des institutions de l’antiquité tardive, comme celui des peuples barbares qui se pressaient alors aux porte de l’empire, il analyse sur la longue durée le processus qui vit la montée en puissance des populations germaniques à l’intérieur du monde romain, en ne négligeant ni l’histoire militaire, ni les circonstances politiques, économiques et sociales qui réduisirent les autorités romaines à l’impuissance. Il inscrit, surtout, l’ensemble de son livre dans une double réflexion sur la grandeur et les limites de la civilisation antique et sur les causes de la mort des empires.

 

Giusto Traina, 428 : une année ordinaire à la fin de l’empire romain, Les Belles Lettres, coll. Histoire, broché, 2009, 288 pages, 25,40 €.

 

 

428 est une année sans autre événement mémorable que la chute du royaume d'Arménie, perdu aux confins d'un Empire romain déclinant. Pourtant, cette année ordinaire est loin d’être une année sans histoire: rien n’est fait, rien n’est joué, tout est en train de se faire. Le paganisme s’étiole avec panache, les nouveaux gouvernants ont des noms qui quelques années auparavant auraient semblé barbares. Les temps changent, imperceptiblement: le crépuscule de l’Antiquité devient l’aube du Moyen Âge.

Renouant avec deux traditions bien antiques, à la fois celle des chroniqueurs et celle des itinéraires circulaires qu’affectionnaient les compilateurs, Giusto Traina propose un tour du monde romain en 365 jours, où le lecteur découvre villes, palais, déserts, monastères et surtout, à côté des grands noms comme Saint Augustin, les figures peu banales et hautes en couleur du chef barbare Genséric, du Sarrasin al-Mundhir, du Copte Chenouté ou encore de l’extraordinaire impératrice Galla Placidia.

Soirée La fin de l'empire romain mercredi 26 novembre à 18h30
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