Vendredi 24 août 2012 5 24 /08 /Août /2012 17:13

 

 

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Une bibliographie établie et commentée par Paméla Ramos.

 

 

Julien Ries, historien belge né au Luxembourg en 1920, a été consacré par le Corriere Della Serra « plus grand spécialiste vivant des religions. » Le qualificatif est loin d’être immérité. Père d’une nouvelle discipline, l’anthropologie fondamentale de la religion, il y a déjà consacré plus de 600 ouvrages et articles tout au long de sa vie de prêtre, dont près de 40 ouvrages en langue française. Docteur en théologie et diplômé en philologie et histoire orientales, il a enseigné à l’Université de Louvain durant trente ans et inventé l’expression homo religiosus qu’on lui doit depuis lors pour illustrer sa plus fervente conviction : depuis l’aube des Temps, l’Homme est religieux, et le sacré doyen de toutes choses. En 2008, alors que le projet de son Opera Omnia (en 20 volumes) est en cours de publication chez les italiens Jaca Book, Julien Ries lègue à l’Université de Milan l’intégralité de sa bibliothèque et de ses archives afin de créer un Institut sur l’anthropologie religieuse. Décoré plusieurs fois par l’Académie française pour l’intégralité de ses recherches, il a été créé cardinal cette année par Benoît XVI.

Fondateur de  la collection bien nommée Homo Religiosus aux éditions Brepols (Belgique), que nous représentons en magasin dans son intégralité, Julien Ries a également vu plusieurs de ses ouvrages référents paraître en France aux éditions du Cerf.
A l’occasion de la parution récente chez cet éditeur d’un beau livre richement illustré, Les origines des religions, c’est tout naturellement que nous sommes heureux de vous présenter ses dix majeures publications disponibles, pour un périple passionnant dans le Temps, à l’origine du sacré.
 

 

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Julien Ries, Les origines des religions, Éditions du Cerf, 2012, 239 pages, illustrations en couleur, index et bibliographie, 44 €.

* Vient de paraître *

Ce beau livre est tout d’abord un objet : bellement illustré en couleur de représentations religieuses essentielles pour comprendre le développement du sentiment religieux dans l’Humanité, sa composition claire permet une lecture linéaire agréable et pertinente. Les légendes sont assez détaillées pour nous éclairer l’essentiel, mais ne parasitent pour autant pas la lecture du corpus.
Le plan reprend les grandes thèses de son auteur pour une introduction efficace à chacun de ses aspects. Il convient à un lecteur cultivé en ne cédant pas à une vulgarisation trop rapide et partant trop générale. Sa langue est claire et accessible, au service du savoir qu’elle redonne.
Grâce à cette combinaison de bienveillante mise à disposition des jalons nécessaires à notre compréhension et d’illustrations d’une grande diversité tant par les supports qu’elles représentent que par les cultures mises à l’honneur, on pénètre, comme le dit justement la préface de Fiorenzo Facchini, « quasiment à l’intérieur de l’expérience religieuse étudiée », pour saisir l’emprise mystique et la puissance symbolique que lui accorde l’homme, partout, avec des récurrences qui tendent à démontrer qu’il est bien un Homo religiosus depuis ses origines.

Extrait de la quatrième de couverture : « La première partie du présent volume approfondit le thème de la reconnaissance de l’homo religiosus, du développement du rapport sacré et à ses constantes : le mythe, le symbole et le rite, et enfin de la conception qu’a l’homme de la présence de l’au-delà.
Le seconde partie s’appuie sur les données de l’archéologie pour expliquer comment, bien que nous ne puissions pas identifier toute la complexité des formes religieuses de la préhistoire, nous constatons tout au long de centaines de milliers d’années la présence de l’activité symbolique, mythique et rituelle de la part de l’homme.
Ce livre retrace l’inventivité religieuse de tous les continents, de l’Asie aux Amériques, pour se clôturer sur les origines des trois monothéismes : le judaïsme, le christianisme et l’islam.

 

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 Julien Ries, L’Homme et le Sacré, Éditions du Cerf, coll. Patrimoines. Histoire des religions, 2009, 529 pages, 52 €.

Présentation de l’éditeur : « Depuis un demi- siècle, nous assistons à un grand débat sur le sacré. En vue de sortir de l'impasse, ce volume intitulé L'Homme et le Sacré propose une nouvelle synthèse des recherches. La première section fait l'examen approfondi de deux voies d'approche du sacré, à savoir : la voie de la sémantique historique qui se penche sur le vocabulaire du sacré ; et la voie de l'histoire des religions qui examine les méthodes et les théories élaborées depuis deux siècles. La deuxième section entreprend un examen des ressources et des valeurs ainsi que du rôle du sacré liés à son expérience vécue : découverte d'une vision du monde ; formation d'une conscience religieuse ; approche des structures du réel ; évaluation de la vie humaine et sa permanence post mortem ; appréhension du divin et expérience numineuse ; découverte et utilisation d'un univers symbolique que l'homo religiosus met à profit dans sa vie.

La troisième section du volume est consacrée à l'espace du sacré et au chemin vers le divin : symbolisme du centre et lieux du sacré, l'homme et l'espace sacré, symbolisme du labyrinthe, du cercle, de la montagne, de l'arbre, de la croix. Deux modèles sont privilégiés : le sanctuaire et le pèlerinage. »
 

 

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 Julien Ries, L’ « Homo religiosus » et son expérience du sacré : introduction à une nouvelle anthropologie religieuse, Éditions du Cerf, coll. Patrimoines – Histoire des religions, 2009, 524 pages, 50 €.

Présentation de l’éditeur : « L'anthropologie religieuse a besoin d'un nouveau souffle. Les grandes avancées réalisées depuis un siècle dans le domaine de la science des religions semblent indiquer une voie utile en vue de l'ouverture de nouvelles perspectives pressenties par M. Eliade, G. Dumézil, P. Ricoeur et G. Durand. L'«Homo religiosus» et son expérience du sacré constitue une introduction à une anthropologie religieuse fondée sur l'homme et sur le sacré vécu.
La première partie met en évidence les données fondatrices de pareilles expériences au cours de l'histoire humaine. De la préhistoire aux cultures du bassin de la Méditerranée ancienne, l'auteur questionne et analyse cet homme religieux et son expérience du sacré.
La seconde partie se penche sur l'homo religiosus immergé dans la modernité. L'auteur aborde la situation de l'homme et son rapport au sacré au milieu des cultures et dans la société : influences des institutions, crises et mutations du sacré, rôle des fondateurs religieux et permanence du sacré au cours des millénaires.
Cet ouvrage esquisse ainsi les perspectives d'une nouvelle anthropologie religieuse fondamentale. »
 

 

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 Julien Ries et Natale Spineto (sous dir.), Les métamorphoses du sacré : acculturation, inculturation, syncrétisme, fondamentalisme, Éditions Brepols, coll. Homo religiosus, 2010, 352 pages, 65 €.

Présentation de l’éditeur : « Au cours des dernières décennies, le Zeitgeist de notre société occidentale a connu un double mouvement, centrifuge et centripède. Le premier est marqué par un regain de sécularisation, par le laïcisme, par la querelle du sacré, par une recrudescence des sectes ainsi que par la révolution culturelle de 1968. Le second par contre connaît un renouveau dans la quête des valeurs, il a vu l'apparition d'un nouvel esprit scientifique et anthropologique et il a grandement bénéficié de l'apport du concile Vatican II. Grâce à l'oeuvre de plusieurs historiens des religions et plus spécialement à celle de Mircea Eliade, l'espace des études sur le sacré s'est élargi de manière considérable par suite de son exploration à la lumière de la phénoménologie, des recherches de sémantique historique et d'une herméneutique basée sur le comparatisme. Avec la collaboration d'une centaine d'historiens des religions et des cultures nous avons publié à Milan un Traité d'anthropologie du sacré. Le présent livre constitue l'édition française du dixième et dernier volume du Trattato italien consacré aux Métamorphoses du sacré. Dans notre dossier nous avons retenu quatre phénomènes significatifs de la rencontre du sacré dans les cultures et les religions : acculturation, inculturation, syncrétisme, fondamentalisme. Acculturation est un concept utilisé par les anthropologues depuis la fin du 19e siècle en vue de décrire des phénomènes d'échanges culturels entre des groupes de traditions différentes. Inculturation constitue un terme théologique utilisé par le pape Jean-Paul II pour expliciter la rencontre de l'Evangile avec les diverses cultures du monde dans une perspective missiologique. Ce concept novateur inclut les notions de croissance et d'enrichissement mutuel. Inventé par Plutarque et repris par Erasme, syncrétisme a eu au 19e siècle une connotation péjorative : mélange ou mixité religieuse. Au terme d'un long débat entre les historiens des religions un accord semble s'établir pour limiter syncrétisme à une utilisation en référence à un contexte historico-religieux bien précis. Né vers 1910 au cours des recherches des exégètes protestants américains, en réaction contre les nouvelles orientations des biblistes, fondamentalisme est devenu le concept-clé du rejet de la modernité. Utilisé pour caractériser les intégrismes religieux il a fini par déborder sur le domaine socio-politique allant parfois jusqu'à la violence et le terrorisme.
Ce livre est un large débat consacré à ces métamorphoses du sacré qui sous-tendent les discussions actuelles concernant la modernité et la mondialisation. »

 

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Julien Ries, Symbole, mythe et rite, les constantes du sacré, Éditions du Cerf, coll. Patrimoines – Histoire des religions, 2012, 696 pp.,  49 €.

Présentation de l’éditeur : « L'étude du symbole, du mythe et du rite, termine la trilogie consacrée à l'homo religiosus et à son expérience du sacré. La synthèse des éléments essentiels dégagés dans le parcours de mille sept cents pages confirme la pensée de Mircea Eliade estimant que l'histoire des religions est susceptible de nous ouvrir à un nouvel humanisme, voire d'esquisser une nouvelle anthropologie religieuse. Cet essai permet, d'une part d'aboutir à une anthropologie religieuse fondamentale et, d'autre part, d'ouvrir des perspectives nouvelles pour l'étude des anthropologies spécifiques ou sectorielles telles que l'anthropologie indo-européenne, l'anthropologie brahamique, l'anthropologie bouddhique, l'anthropologie grecque, l'anthropologie islamique. L'épilogue du présent volume en expose les structures. »

 

 

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 Julien Ries, L’Eglise gnostique de Mani, Éditions Brepols, coll. Homo Religiosus, 2012, 550 pages, 79 €.

Ce livre est la version française du livre X des Opera Omnia en cours de publication chez Jaca Book.
Il s’agit ici du seul ouvrage solide et complet disponible sur ce sujet, étudiant les structures, l’organisation et l’apostolat de l’Eglise de Mani ainsi que « l’épisode » de saint Augustin d’abord auditeur de cette Eglise durant neuf ans avant de se convertir et de livrer bataille contre l’Eglise gnostique.

« Le manichéisme est une construction purement humaine mais faite par Mani qui était un homme génial. Il faut dire que cette construction est une construction géniale mais construction purement humaine, même si elle se prétend aussi révélée. Le codex Mani nous retrace les 20 années que Mani a passé dans une communauté gnostique des elkasaïtes, communauté de baptiseurs. Nous la connaissons maintenant mieux grâce au codex Mani et à d’autres textes récemment découverts. Ces elkasaïtes avaient basé toute leur vie sur la pureté matérielle et il y avait des baptêmes tous les jours. Mani va réfuter cette religion des elkasaïtes et il va la remplacer par une religion gnostique. Cette gnose, pour lui, est une révélation qui vient du Père de la Grandeur et là, il a imité Zarathoustra et a réalisé un syncrétisme qui grâce à ses missionnaires (dans cette communauté, il y avait 2 sortes de croyants : les auditeurs et les élus ou missionnaires qui vivaient une vie très austère), missionnaires donc qui ont traversé de nombreux pays et ont répandu cette religion. Si bien que cette religion manichéenne est allée jusqu’en Chine et nous avons beaucoup de découvertes qui ont été faites, depuis plus d’un siècle, notamment le long de la route de la soie. Et, en occident, ils ont pénétré par l’Egypte et ont conquis alors non seulement l’Egypte mais aussi en partie l’Italie et l’Espagne si bien que le manichéisme est devenu un véritable danger parce que Mani prétendait refaire l’Eglise de Jésus. Il se présentait comme le Paraclet. Pour Mani, l’Eglise de Jésus, à partir de Paul, est tombée en ruine. Saint Augustin, qui avait été pendant neuf ans manichéen et qui s’était converti au christianisme en entendant parler l’évêque de Milan (Saint Ambroise) est devenu évêque d’Hippone en Afrique du Nord, a réfuté le manichéisme avec vigueur. »

Julien Ries, extrait d’un entretien donné au blog Belgicatho en janvier 2012, disponible dans son intégralité à ce lien.
 

 

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 Julien Ries, Gnose, gnosticisme, manichéisme, Éditions Brepols, coll. Homo Religiosus, 2011, 608 pages,  77 €.

Cet ouvrage correspond aux volumes IX/1 et IX/2 des Opera Omnia en cours de publication chez Jaca Book.

Présentation de l’éditeur : « Au cours des premiers siècles de notre ère, dans les pays méditerranéens, on a assisté à l'efflorescence du gnosticisme, un mouvement doctrinal dualiste véhiculé par diverses sectes qui enseignaient une gnose concernant la présence dans l'homme d'une étincelle divine tombée du monde d'en haut et devenue prisonnière du corps auquel il faut l'arracher en vue de la faire rentrer dans son Royaume. Né en 216 en Babylonie, Mani s'est inspiré des doctrines gnostiques puis il s'est présenté comme l'ultime révélateur, sceau des prophètes et Paraclet annoncé par Jésus en vue de fonder l'Eglise de La Lumière. Porteur de ses propres Écritures, encadré de douze Apôtres et soutenu par un puissant mouvement missionnaire, les élus, le manichéisme a pénétré en Europe, en Afrique et en Asie, trois continents où cette religion dualiste et gnostique laissera des traces jusqu'à la fin du Moyen Âge.
Le présent livre intitulé Gnose, gnosticisme, manichéisme est la synthèse d'un demi-siècle de recherches, d'enseignement universitaire et de publications. D'une part, il explore trois siècles d'études sur les origines et les doctrines du gnosticisme, il examine le grand tournant représenté par la découverte des textes coptes de Nag Hammadi et il étudie les rapports entre le gnosticisme, le judaïsme, l'orphisme et les textes bibliques. D'autre part, au terme d'un long regard jeté sur les cinq siècles d'études manichéennes depuis la Réforme jusqu'à la découverte des textes de Médînet Mâdi et du Codex Mani, il explore les origines de la pensée de Mani, ses doctrines dualistes et ses essais missionnaires.
Le lecteur trouvera dans ce volume des copieuses bibliographies. »

 

 

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Julien Ries, Symbolisme et expérience de la lumière dans les grandes religions, Éditions Brepols, coll. Homo Religiosus, 2002, 276 pages, 52 €. * COUP DE COEUR*

Présentation de l’éditeur : « La première parole divine fut une formule parfaite de création: "que soit lumière et lumière fut". Ainsi grâce à la lumière le temps est posé, c'est l'alternance jour-nuit (Gn 1, 1-4). L'hymne au dieu solaire égyptien Aton débute par ces mots: "Magnifique est ton apparition à l'horizon du ciel, ô Disque vivant qui vécus le premier ...tu remplis toute la terre de ta beauté". En venant en ce monde le Verbe témoigne du "Père des Lumières" (Jac 1, 17) et "illumine tout homme" (Jn 1, 9). Toutes les traditions religieuses font allusion à la recherche de la Lumière divine et de la lumière humaine. La lumière est créatrice, capable de transformer l'homme et de faire de la terre une terra lucida. Cette expérience de la lumière est vécue au cours de l'histoire par les hommes des diverses traditions religieuses et culturelles. Pour vivre et pour exprimer cette expérience, l'homo religiosus a besoin de symboles.

Science récente, l'anthropologie religieuse commence à explorer ce domaine de la symbolique et de l'expérience du sacré dans la vie de l'homo religiosus. Les dix-sept communications publiées dans le présent volume font un parcours à travers les traditions orientales et occidentales afin d'en dégager une première vision cohérente et originale de l'expérience religieuse de la lumière. Aucune des formes traditionnelles ne possède le privilège de capter pour elle seule pareille expérience. Cette étude porte d'abord sur un essai de méthodologie, puis sur le Proche-Orient et le Monde classique, sur l'Inde ancienne, sur les traditions bibliques et gnostiques ainsi que sur l'esthétique et la liturgie. Grâce à cette recherche commune, le constat final permet d'éclairer l'itinéraire de l'homo religiosus des diverses traditions sans faire de comparaison au niveau qualitatif, ce qui constituerait une erreur. En effet dans chaque tradition culturelle l'homo religiosus a son identité spécifique dans l'expérience de la lumière.

Une bibliographie de base, utile aux chercheurs, complète ce volume qui inaugure la Série II de la collection Homo Religiosus. »

Julien Ries signe ici deux mémorables articles : « Symbolisme de la lumière et illumination gnostique selon les textes manichéens coptes », page 177 et la clôture du volume avec « Expérience de la lumière et condition humaine. »

 

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 Julien Ries, Les civilisations méditerranéennes et le sacré, Éditions Brepols, coll. Homo Religiosus, 2004, 374 pages,  57 €.

Présentation de l’éditeur : « Chaque époque vit au rythme de ses besoins, de ses découvertes et de ses techniques. L’Europe qui se construit lentement ne se réalisera que si elle tient compte de ses racines, de son histoire et de ses valeurs  car aujourd’hui vient d’hier et demain sera marqué de l’empreinte du passé. La lecture du livre Les mémoires de la Méditerranée de Fernand Braudel fait comprendre aux historiens des civilisations antiques comment il faut remonter jusqu’à I’ère des genèses et des premières éclosions et marcher de la Préhistoire jusqu’à la fin de l’Empire romain pour saisir, à travers la longue durée, les diverses articulations des civilisations qui ont bordé la Méditerranée. Au départ se trouvent les hommes du Proche-Orient: ex Oriente lux. C’est dans cette trajectoire que se situent les recherches entreprises à nouveaux frais par les auteurs du présent volume.

Au terme d’une longue marche de l’homme archaïque et qui prend en compte l’interminable Paléolithique à la fin duquel l’art rupestre franco-cantabrique va donner naissance à l’art, les premiers villages apparaissent au bout de la Méditerranée au moment où s’achève le Magdalénien. Dans ce contexte vont émerger les cultures du Néolithique: la végéculture, l’agriculture, la révolution des symboles, le divin personnifié, la religiosité et le sacré. Les cultes de la déesse-mère et du taureau donneront son premier élan religieux à la civilisation méditerranéenne. Avec l’invention de l’écriture à l’aube du IIIe millénaire, en Mésopotamie et en Egypte vont se développer les premières grandes religions de l’humanité. Les Phéniciens venant des côtes du Levant et les Grecs de la mer Egée – tous les deux déjà porteurs d’une civilisation – vont se disputer l’immense espace méditerranéen. Après eux les Etrusques, eux aussi héritiers d’une culture orientale archaïque, s’immergent dans les civilisations italiotes. Les grandes cités grecques ne tarderont pas à donner naissance à la riche et foisonnante culture hellénistique. Enfin, recueillant et accueillant ce prodigieux héritage, Rome finit par s’imposer et faire de la Méditerranée le Mare Nostrum. En quelque quatre cents pages, treize éminents spécialistes se sont efforcés de réaliser une véritable synthèse du parcours culturel et religieux de l’homme au cours des douze millénaires qui s’étirent de la première sédentarisation jusqu’à la fin de l’Empire romain.

En 1487, Pic de la Mirandole a fait précéder ses fameuses Neuf cents Thèses par une méditation géniale sur l’essence de l’homme et sur sa dignité ontologique, montrant que l’homme, créateur des civilisations, a fait éclore le monde comme un jeu et le résume dans son intellect. Intitulé Les civilisations méditerranéennes et le sacré, le livre que nous présentons au lecteur se veut un essai d’une herméneutique qui, travaillant sur une copieuse documentation archéologique et historique, met en évidence le rôle de l’homo religiosus méditerranéen dans sa longue quête du sacré. Il constitue une anthropologie de l’homme vivant son expérience du sacré. Héritières privilégiées du riche patrimoine accumulé par les cultures, les traditions et les religions ancestrales, les civilisations méditerranéennes ont été prises en charge par le christianisme. C’est avec un nouveau visage et avec un message d’une densité religieuse inattendue qu’elles sont parvenues jusqu’à nous.»
 

 

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 Julien Ries (sous dir.), Montagnes sacrées, CNRS éditions, 2010, 254 pages, illustré en couleurs, 60,85 €.

Présentation de l’éditeur : « Sinaï, Athos, Thabor, Mont des Oliviers, Sion, Golgotha, Ararat, Olympe, Parnasse, Kunlun, Tai, Heng, Kailash, Bego.

Pourquoi la montagne sacrée ?

Théâtre de toutes les cosmogonies et de tous les mythes, résidence de Shiva, demeure des dieux de la Grèce sur l’Olympe, sanctuaire des pharaons, porte du monde infernal en Mésopotamie… De la France au Tibet, de l’Inde à la Syrie, des Andes à l’Egypte, la montagne sacrée est le lieu où se manifestent les divinités, l’axis mundi, le lien entre ciel, terre et enfer, la voie de tous les mystères et de toutes les promesses.
L’ascension est un signe de la vocation spirituelle de l’homme, ce qui explique la variété et la multiplicité des symboles de la montagne : ziggurat, stûpa, obélisque, pyramide, sanctuaires et temples sur les hauteurs. Autant de construction humaines reflétant la quête de l’au-delà, le dialogue toujours recommencé avec les dieux. C’est proche de la voûte céleste que l’homme entend mieux la voix divine. »



(La semaine prochaine : La logique et l’art de penser dans l’Antiquité.)

Par Librairie Guillaume Budé - Publié dans : Bibliographies
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Mercredi 22 août 2012 3 22 /08 /Août /2012 10:54

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Plus que jamais aujourd'hui « Domaine étranger » entre en résistance :
Résistance contre les modes qui nous valent de prétendus chefs-d'œuvre annoncés à grands cris d’orfraie et aussitôt, ou presque, oubliés dès la saison suivante.
Résistance aussi contre la « mémoire courte » qui plonge trop souvent dans l’oubli à la faveur de nouveautés inutiles bon nombre de livres qui n’auraient jamais dû disparaître des rayons de nos chères librairies et moins encore des catalogues de leurs premiers éditeurs.
Résistance enfin contre un esprit du temps marqué par une pensée unique qui néglige le mot d’Italo Calvino selon qui, pour bien se connaître, il faut aussi connaître les autres.
Fidèle à sa vocation mon « Domaine étranger » vêtu de nouveaux atours à l’enseigne de la chouette des Belles Lettres (les bien nommées) se propose à nouveau de satisfaire les goûts des lecteurs  qui ne se satisfont pas de sentiers battus et partagent avec moi une curiosité sans frontières ni préjugés.

 

Jean-Claude Zylberstein

 

 

 

Découvrez les deux premiers titres parus aux Belles Lettres ce jour:

 

 

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Elisabeth von Arnim, Véra, traduit par Bernard Delvaille, Les Belles Lettres, coll. Domaine étranger, 320 pages, 15 €.

 

 

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Satyajit Ray, La Nuit de l'indigo, traduit par Eric Chédaille, Les Belles Lettres, coll. Domaine étranger, 256 pages, 15 €.

Par Librairie Guillaume Budé - Publié dans : Focus sur
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Vendredi 17 août 2012 5 17 /08 /Août /2012 16:58

L’été « biblio » reprend, après cette courte interruption. Vous pouvez retrouver nos trois bibliographies de juillet : L’enfance du christianisme, Orphée et l’orphisme et l’agrégation de Lettres classiques section 2013. Merci de votre fidélité.

 

 

La Bibliothèque de Photius : Pouvoir et lectures à Byzance.

 

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Une bibliographie établie et commentée par Paméla Ramos.

 

 

Photius, n’ayons pas peur des mots, est inconnu aux yeux même d’un public cultivé qui, d’ailleurs, n’en saura généralement pas beaucoup plus sur son contexte, l'Empire byzantin, que l’on a coutume de baliser depuis la fondation de Constantinople par Constantin en 330 à sa chute en 1453, lors de sa prise par les Turcs.
Or, au même titre que l’Antiquité tardive avec laquelle elle partage quelques dates, cette charnière fut le terrain d’intenses mutations et de schismes, après avoir été la dernière unité s’il en fut entre la Rome éternelle légant pourtant sur son lit de mort ses institutions et une bonne partie de sa société aux civilisations à venir, la Grèce au miracle intellectuel sans cesse admiré, dont les œuvres païennes connaîtront une Pré-Renaissance au siècle de Photius et en partie grâce à son impulsion, et le christianisme primitif puis orthodoxe et surtout définitivement lié au pouvoir.
C’est en cette qualité mixte d’érudit patriarche de Constantinople qu’intervient ici Photius, dans le dernier empire romain d’Orient, au IXe siècle. Personnage controversé à la vie mouvementée, tenu pour responsable du schisme entre l’Orient et l’Occident et plusieurs fois tombé en disgrâce, il doit en découdre avec les empereurs successifs tout en composant une somme monumentale d’écrits dont sa fabuleuse Bibliothèque, ou Myriobiblos, un recueil de près de 300 notes de lectures assemblées pour son frère alors qu’il se trouve loin de chez lui à Bagdad, selon l’hypothèse la plus simple. Car quelles que soient les raisons de la composition de ce rassemblement de recensions et de critiques littéraires indépendantes, cet ouvrage conséquent, passionné et curieux, nous permet aujourd’hui de découvrir ce qu’a pu retenir un intellectuel byzantin de son Antiquité plus ou moins proche. Mais il a surtout conservé pour la postérité un grand nombre de références dont les livres complets sont perdus aujourd’hui et dont nous ignorerions autrement l’existence. Il promet enfin, et cela sera apprécié par tout lecteur insatiable moderne, le résumé d’une foule de sources plus ou moins essentielles à nos yeux et toujours plus de conseils sur les auteurs à lire… ou à éviter.

1. Le texte

• La Bibliothèque est complète en bilingue grec-français en huit tomes + un index aux Belles Lettres. Le détail de chaque tome se trouve dans la fiche en lien avec celui-ci :

 

Photius - Bibliothèque Vol. 1 (Codices 1 - 83)

 

 Photius, Bibliothèque, volume 1: Codices 1 – 83, texte établi et traduit par R. Henry, Les Belles Lettres, coll. C.U.F. série grecque, 1959, 2e tirage 2003, 393 pages, 31,50 €.

L’introduction donnée par René Henry, vivante et passionnante, permet de situer les éléments biographiques et philologiques nécessaires, tout en éclairant le lecteur sur les diverses hypothèses retenues quant à la composition initiale de l’ouvrage. On y apprend notamment la passion de Photius pour la langue grecque « pure », son humanisme chrétien et son admiration sans faille pour saint Paul, entre autres anecdotes ponctuant des informations historiques et culturelles. Il situe la composition de la Bibliothèque en l’an 855. Enfin, on  y apprend que l’auteur est fiable, et les erreurs quasi absentes de son corpus.

Photius, Bibliothèque, volume 2: Codices 84 – 185, texte établi et traduit par R. Henry, Les Belles Lettres, coll. C.U.F. série grecque, 1960, 2e tirage 2003, 429 pages, 31,50 €.

Photius, Bibliothèque, volume 3: Codices 186 – 222, texte établi et traduit par R. Henry, Les Belles Lettres, coll. C.U.F. série grecque, 1962, 2e tirage 2003, 473 pages, 31,50 €.

Photius, Bibliothèque, volume 4: Codices 223 – 229, texte établi et traduit par R. Henry, Les Belles Lettres, coll. C.U.F. série grecque, 1965, 2e tirage 2003, 356 pages, 31,50 €.

Photius, Bibliothèque, volume 5: Codices 230 – 241, texte établi et traduit par R. Henry, Les Belles Lettres, coll. C.U.F. série grecque, 1967, 2e tirage 2003, 431 pages, 31,50 €.

Photius, Bibliothèque, volume 6: Codices 242 – 245, texte établi et traduit par R. Henry, Les Belles Lettres, coll. C.U.F. série grecque, 1971, 2e tirage 2003, 414 pages, 31,50 €.

Photius, Bibliothèque, volume 7: Codices 246 – 256, texte établi et traduit par R. Henry, Les Belles Lettres, coll. C.U.F. série grecque, 1974, 2e tirage 2003, 462 pages, 31,50 €.

Photius, Bibliothèque, volume 8: Codices 257 – 280, texte établi et traduit par R. Henry, Les Belles Lettres, coll. C.U.F. série grecque, 1977, 2e tirage 2003, 446 pages, 31,50 €.

 

Photius - Bibliothèque Vol. 9 (Index)

 

Photius, Bibliothèque, volume 9: Index, établi par Jacques Schamp, Les Belles Lettres, coll. C.U.F. série grecque, 1991, 2e tirage 2003, 524 pages, 62,90 €.

Présentation de l’éditeur :
« Avec ce volume d'Index, la Bibliothèque de Photius (désormais intégralement disponible dans la C.U.F.) est, même si son auteur appartient à l'époque byzantine, le lieu unique où se trouve la seule trace d'œuvres perdues de la littérature grecque. On trouvera dans cet ouvrage: un index des noms propres de personnages, un index des vocables géographiques, un index de varia potiora, un relevé des oeuvres profanes citées, un relevé des oeuvres patristiques citées, un relevé de citations ou d'allusions à des passages d'oeuvres de la littérature patristique, un relevé de vocables ou de locutions remarquables.

Replacer dans la C.U.F. la Bibliothèque de Photius, c'est affirmer la continuité de la civilisation et de la culture grecques de l'époque archaïque à l'époque byzantine. Cette édition est actuellement la seule édition accompagnée d'une traduction intégrale. »

 

 

 

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 • Photios, Les codices du merveilleux, traduit du grec par René Henry, Editions Anacharsis, 2002, 136 pages, 14 €.

Présentation de l’éditeur :
« Michel Photios écrivit à Constantinople, au IXe siècle, une volumineuse Bibliothèque composée de 279 chapitres ou codices, de taille très variable, dans lesquels il restituait le contenu de ses lectures. Nombre d’ouvrages, sans ces textes, auraient tout simplement sombré dans l’oubli.
C’est le cas pour trois des quatre codices reproduits ici, qui traitent, chacun à sa manière, des confins du monde connu.
Le Traité sur la Mer Rouge d’Agatharchide de Cnide, L’Inde de Ctésias, la Vie d’Appolonios de Tyane de Philostrate et Les merveilles extraordinaires d’au-delà de Thulée d’Antoine Diogène, déploient une géographie littéraire au croisement de l’ethnographie, de la botanique, de la zoologie, de la géographie et de l’histoire, avec des résonnances politiques et philosophiques que Photios, chrétien, nous restitue, de nombreux siècles après qu’ils aient été composés.
D’abord suspicieux, il est ensuite ébahi devant la diversité de la Création et la capacité d’invention des hommes. Et c’est avec complaisance qu’il retranscrit la description de la licorne, la chasse à l’éléphant en Éthiopie ou les pouvoirs magiques des pierres précieuses de l’Indus.
Du style laconique des notes de lecture de Photios s’échappe finalement, intacte, la force évocatrice de ces textes, qui ont exercé un pouvoir de fascination millénaire sur les traditions littéraires du merveilleux, depuis Aristote jusqu’à Borges. »

Focus dépaysant sur quatre codices de géographie merveilleuse.
Voir également les autres titres de cet éditeur, dans une collection spécialement dédiée à cette période : A Byzance.


2. Histoire du texte et de son auteur

 

 

Canfora Luciano, La bibliothèque du patriarche


 • Luciano Canfora, La bibliothèque du patriarche. Photius censuré dans la France de Mazarin, traduit de l’italien par L.-A. Sanchi, Les Belles Lettres, coll. L’Âne d’or, 2003, 314 pages, 28,40 €.

Présentation de l’éditeur :
« Au milieu du XVIe siècle, à Venise, pendant les premières années du Concile de Trente, un livre extraordinaire émerge du " trésor " de Bessarion: la Bibliothèque de Photius, patriarche de Constantinople au IXe siècle.
Sa redécouverte fut saluée avec joie et trépidation. Aux savants et aux humanistes, elle parut l'arche du Salut qui – comme on le dit alors – avait sauvé du " déluge turc " tant d'auteurs grecs. À l’opposé, le monde catholique, surtout ses élites culturelles, la considéra avec méfiance; son auteur était tout de même l’artisan “ diabolique ” du conflit avec Rome d’où avait jailli le Schisme d’Orient.
Cette œuvre ne fut publiée qu’au début du XVIIe siècle – trois fois en cinquante ans – et toujours chez des éditeurs protestants. La troisième édition, la plus heureuse, celle de Rouen (1653), cache une énigme: par qui a-t-elle été préparée? Que cache le mystérieux sigle placé à la fin de la préface? Pourquoi le tirage a-t-il été modifié, avec la disparition de cette préface? A-t-elle disparu totalement?
La question est résolue par la sagacité de Luciano Canfora, qui conduit le lecteur le long d’un parcours riche en surprises, de Byzance jusqu’à la France de Mazarin et à l’Europe protestante, sur fond de guerres de Religion. »


 

Irigoin--Jean--La-tradition-des-textes-grecs.gif


• Jean Irigoin, « Survie et renouveau de la litterature antique à Constantinople (IXe siècle) », in La tradition des textes grecs, Pour une critique historique, Les Belles Lettres, coll. L’Âne d’or, 2003, 788 pages, 40,60 €. *COUP DE CŒUR*

Présentation de l’éditeur :
« L'antiquité grecque a connu aussi bien des ouvrages destinés à la publication que des poèmes de circonstance – une ode destinée à célébrer une victoire aux Jeux olympiques, une tragédie ou une comédie présentée au concours des Grandes Dionysies, toutes destinées à une représentation unique.
Comment, à vingt-cinq siècles de distance, des œuvres aussi différentes nous sont-elles parvenues ? quelles ont été les étapes de leur transmission ? quelle garantie avons-nous d’avoir affaire au texte original ? C’est à ces questions et à d’autres que Jean Irigoin, qui a dirigé pendant trente-cinq ans la série grecque de la Collection des Universités de France, dite aussi Collection Budé, s’est efforcé de répondre dans des articles dont une quarantaine sont réunis dans ce volume selon un plan logique.
Après une présentation des principes de base sur lesquels se fonde toute édition critique, et des problèmes généraux auxquels celle-ci se trouve confrontée, une douzaine d’études de cas offrent des exemples tirés de divers auteurs de l’antiquité, et autant sont centrées sur une même région, trop méconnue dans l’histoire des textes grecs, l’Italie du Sud, Sicile comprise.
L’invention de l’imprimerie mettra fin à l’usage exclusif des copies à la main, mais les problèmes de transmission restent posés et les solutions varient d’un éditeur à l’autre. »

Dans cet article de plus de quarante pages, situé page 197 du volume, une forte place est faite à Photius et à sa biographie, son œuvre et ses contemporains intellectuels.
L’on pourra également consulter, pour une étude de cas exigeante, l’article « Les manuscrits d’historiens grecs et byzantins à 32 lignes », page 295.

 

 

3. Contexte politique, religieux et culturel de Byzance au IXe siècle 

 

 

Kaplan, Michel, Byzance

 

 • Michel Kaplan, Byzance, Les Belles Lettres, coll. Guides Belles Lettres des Civilisations, 2007, 304 pages, 17,80 €.

Présentation de l’éditeur :
« Continuateur de l’Empire romain depuis la fondation de Constantinople en 330 jusqu’à sa chute en 1453, l’Empire byzantin fut la première puissance de la chrétienté dont la religion orthodoxe est l’héritière directe. Établi en Asie comme en Europe, il a tissé un lien fort entre ces deux continents. Son héritage artistique fabuleux et son rôle décisif dans la transmission des textes de l’Antiquité grecque ont assuré la gloire d’une civilisation qui a su enrichir son respect des traditions d’une fascinante audace créatrice. »

Un guide thématique qui fait figure d’introduction solide, brillante, complète et accessible à cette période méconnue, par un de ses historiens de référence.

• Une trilogie indispensable , Le Monde byzantin, par Louis Bréhier :

Lorsque, à la fin de sa vie, Louis Bréhier (1868-1951) fit entrer Byzance dans la prestigieuse collection de L'Évolution de l'Humanité en publiant Le Monde byzantin en trois volumes, Vie et mort de Byzance, Les Institutions du monde byzantin, La Civilisation byzantine, il achevait par une ample synthèse une oeuvre d'historien que l'on découvre encore avec admiration.

 

Bréhier, Louis, Vie et mort de Byzance

 

 Louis Bréhier, Vie et mort de Byzance, Albin Michel (coll. L’Evolution de l’Humanité, semi poche, 2006) 634 pages, 20,30 €.

« Vie et mort de Byzance, premier volume de cette trilogie, malgré les retouches de détail que suggèrent les découvertes ou mises au point postérieures, reste un modèle du genre, d'abord parce qu'il est écrit dans un style transparent, ensuite parce qu'il sélectionne les faits pour leur signification, mais les raconte dans leur foisonnement, au plus près de sources scrupuleusement notées, et presque dans leur langage. »


 

Bréhier, Louis, Les institutions de l'empire byzantin

 

 Louis Bréhier, Institutions du monde byzantin, Albin Michel (coll. L’Evolution de l’Humanité, poche, 1970), 640 pages, 15,20 €.

« Ce volume s'attache à l'étude de la société, en analyse les structures et les fonctions : Louis Bréhier parle de " l’expérience sociologique que représente l'histoire de Byzance ". Expérience qui aurait pu se poursuivre bien plus longtemps si les principes politiques qui firent sa grandeur n'avaient pas été abandonnés au XIe siècle. Le progrès de l'absolutisme basé sur la puissance de l'armée avait déjà conduit Rome à la catastrophe. La nouveauté, par rapport à Rome, c'est que Byzance avait une mission spirituelle: la conversion de Constantin lui enjoignait " de soumettre tous les peuples et de faire régner le christianisme sur toute la terre ".
Autour du souverain il y a l’Administration, le Palais, dont les préoccupations essentielles semblent avoir été l'étiquette, la pompe des cérémonies, les titres et le luxe des costumes... Le lecteur sera étonné et émerveillé par les pages si documentées que Louis Bréhier consacre à ces " questions importantes ".
Des chapitres sont consacrés aux grands Services de l'Etat, dont le mécanisme est soigneusement examiné : la justice, les finances, la diplomatie, la poste impériale, l'armée et la défense de l'Empire, la marine impériale. En mille ans les modes d`administration, les moeurs politiques ont bien souvent changé - mais pas toujours, hélas, dans le bon sens...
La dernière partie de l'ouvrage analyse le statut et le rôle de l'Eglise. A Byzance comme pour tout Etat médiéval - chrétien ou musulman , les institutions civiles et religieuses sont liées intimement. II y eut enfin, dans les derniers siècles, le grand développement monastique que l'on sait et qui ne fut pas la moindre cause de l'effondrement final. »
 

 

Bréhier, Louis, la civilisation byzantine

 

Louis Bréhier, La civilisation byzantine, Albin Michel (coll. L’Evolution de l’Humanité, poche, 1970), 623 pages, 7,80 €.

« La civilisation byzantine, est le troisième volume de cette trilogie. Après les événements, après les institutions, qui faisaient l'objet des deux premiers volumes, c'est, dans les pages qu'on va lire, la civilisation, la vie matérielle, la vie spirituelle et intellectuelle sous tous leurs aspects qui sont présentées.
Byzance trouve ainsi sa véritable place dans le long développement de l'esprit humain. »

 

 

 

Ostrogorski Georgije, Histoire de l'état byzantin

 

 • Ostrogorski, Georgije, Histoire de l’Etat byzantin, traduit de l’allemand par Jean Gouillard, Payot, 1956, nouvelle édition 2007, 647 pages, 42 €. *REFERENCE*

Présentation de l’éditeur :
« «Structure romaine de l'État, culture grecque et foi chrétienne : telles sont les grandes sources d'où Byzance est sortie. Supprimez l'un de ces trois éléments, et le fait byzantin devient inconcevable. Seule la synthèse de la culture hellénistique et de la religion chrétienne avec la forme romaine de l'État a rendu possible la constitution de ce phénomène historique que nous appelons l'Empire byzantin. Byzance a sauvegardé l'héritage antique et elle a rempli ainsi une mission historique. Elle a sauvé de la disparition le droit romain, la poésie, la philosophie et la science grecques, pour transmettre ensuite le grand héritage à l'Europe occidentale.» Voici rééditée la monumentale synthèse de Georgije Ostrogorski (1902-1976), qui fut professeur à l'université de Belgrade. L'un des premiers byzantinistes à exploiter aussi bien des sources occidentales que slaves et grecques, il dégage de mille ans d'histoire un brillant exposé des institutions et de leurs rapports avec les événements, les structures sociales et l'évolution des idées. »

Plusieurs fois mentionné au long du chapitre 4 « L’apogée de l’empire byzantin », Photius y apparaît aux côtés de Bardas et Constantin comme l’une des trois figures emblématiques accompagnant le jeune règne de Michel III.
 

 

Ducellier Alain, Les Byzantins

 

 • Alain Ducellier, Les Byzantins, Histoire et culture, Seuil, coll. Points Histoire, édition remaniée 1988, 275 pages, 8,10 €.

Présentation de l’éditeur :
« 1453 : prise de Constantinople par les Turcs. A part cette date fatidique, tirée de la chronologie obligée de " l'honnête homme ", que savons-nous des Byzantins ? Le mot pris comme adjectif se rapporte à des raffinements, à des spéculations creuses, voire à des brutalités barbares. Pourtant, la civilisation byzantine - qui fait le lien entre l'Emprire romain et notre Moyen Age renaissant - a été un grand millénaire de l'histoire universelle, dont l'influence reste prégnante sur de nombreux pays. »

Un ouvrage synthétique et essentiel pour appréhender le monde byzantin dans son ensemble.

 

Ducellier André, Byzance et le monde orthodoxe

 

 

• Alain Ducellier, Byzance et le monde orthodoxe, Armand Colin, 3e édition 2006, 47,80 €.



Présentation de l’éditeur : « Une histoire plus que millénaire depuis la fondation par Constantin d'une nouvelle Rome, romaine par ses institutions, grecque par son peuplement, sa langue, sa culture.

Pourtant l'histoire de Byzance ne se confond pas avec le destin d'un Empire aux grandes ambitions mais aux faibles moyens, méditerranéen sous Justinien, eurasiatique à son apogée, ramassé sur Constantinople et le Péloponnèse à la veille de sa chute sous les coups des Ottomans et des Latins.

Malgré de nombreuses aventures guerrières, la seule véritable expansion que connut l'Empire byzantin est de nature pacifique et religieuse ; celle de la culture orthodoxe, d'une idéologie qui, autour de l'empereur puis dans le sillage de l'Église, irrigue au Moyen Âge non seulement Byzance, mais aussi la majeure partie des pays slaves, au premier rang desquels figure la Russie. Permanences et mutations qui vont donner naissance au mythe de Moscou, troisième Rome, et contribuer à façonner les bases économiques et sociales mais surtout les mentalités spécifiques de l'Europe orientale.

Au carrefour de l'Orient et de l'hellénisme s'est donc développée une civilisation d'une richesse éblouissante qui fascinera les Occidentaux ; qu'il s'agisse des icônes ou des miniatures qui illustrent les manuscrits, des innombrables églises que décorent fresques et mosaïques, cet art évoque le sacré sous un aspect à la fois solennel et vraisemblable, mais aussi les aspects les plus divers de la vie quotidienne.

On comprendra qu'un soin tout particulier ait été apporté, hors des sentiers battus, à l'illustration de ce livre. »

En plus d’une remarquable iconographie de reproductions et de cartes (noir et blanc, toutefois), illustrant à merveille l’héritage culturel immense légué par cette période, l’ouvrage propose une bibliographie solide et un glossaire des termes spécifiques tout à fait appréciés.

 

 

Cheynet, Jean-Claude, Byzance

 

 

 

• Jean-Claude Cheynet, Byzance, L’Empire romain d’Orient, Armand Colin, 3e édition 2012, 224 pages, 19,70 €. *NOUVEAU*



Un panorama complet pédagogique, augmenté de cartes et d’annexes, adapté aux étudiants et aux chercheurs.
 

 

Runciman, S. Le schisme d'Orient

 

• Steven Runciman, Le Schisme d’Orient, La papauté et les Eglises d'Orient. XIe - XIIe siècles, traduit de l’anglais par Hugues Defrance, Les Belles Lettres, coll. Histoire, 2008, 204 pages, 23,40 €. *REFERENCE*

Présentation de l’éditeur :
« Comment les catholiques et les orthodoxes, qui partagent la même foi, en sont-ils venus à se séparer ? Dans ce livre, l'auteur se donne pour tâche de raconter l’histoire de la rupture entre l’Église de Rome et les Églises d’Orient, en la replaçant dans son cadre historique. On croit généralement que la séparation se produisit en 1054 et eut pour causes des divergences d’ordre politique et doctrinal. Steven Runciman démontre que le schisme fut en réalité le résultat d’un éloignement progressif au cours des siècles précédents des traditions et de l’idéologie des Chrétientés occidentale et orientale, que l’invasion normande en Italie, l’aspiration à la suprématie d’une papauté réformée au onzième siècle et la grande migration des croisades mirent soudain en lumière, et qu’il ne fut réellement consommé qu’au début du treizième siècle, avec le tragique épisode du sac de Constantinople par les Croisés. »

 

 

Clément Olivier, L'essor du christianisme oriental

 

 • Olivier Clément, L’essor du christianisme oriental, Desclée de Brouwer, coll. Théophanie, 2009, 144 pages, 15,30 €.

Présentation de l’éditeur :
« Comment situer et comprendre la séparation qui, du IXe au XIIIe siècle, s'est produite entre l'Orient et l'Occident chrétiens ? Comment bien percevoir cette rupture qui n'est pas seulement un choc religieux mais aussi la matrice de deux mondes, de deux univers de mentalités ? Et surtout comment la mesurer en profondeur, au-delà du simple déroulé des événements ?
Si les premiers siècles constituent un cycle christologique à travers la définition des dogmes liés au Christ, la période du IXe au XIIIe siècle est celle de l'intériorisation de ceux-ci, cycle dominé par le Saint-Esprit. Olivier Clément explique ce développement de manière lumineuse. »

Le point de vue théologique d’un grand historien orthodoxe contemporain.
 

 

Patlagean Evelyne, Un Moyen Age grec

 

 • Evelyne Patlagean, Un Moyen Âge grec. Byzance Xe - XVe siècle, Albin Michel, coll. L’Evolution de l’Humanité, 2007, 480 pages, 26,40 €.

Présentation de l’éditeur :
« Disparue corps et biens au milieu du XVe siècle, Byzance occupe dans l'historiographie une place paradoxale. Face à la lente construction des sociétés occidentales et du monde turco-musulman, elle apparaît comme une Antiquité continuée à laquelle la chute de Constantinople en 1453 mit fin. Elle doit en bonne partie ce statut atypique à la conviction des historiens de la période médiévale que la «féodalité» qui caractérisa l'Occident fut l'exclusivité d'une «Europe fille des invasions».

Remontant à la source de cette interprétation, Évelyne Patlagean propose un réexamen de l'histoire byzantine des IXe-XVe siècles à la lumière du livre fondateur de Marc Bloch La Société féodale. L'entourage impérial, le milieu aristocratique, l'appareil d'État sont ainsi analysés du point de vue des liens familiaux et sociaux, des engagements de fidélité et de l'organisation des pouvoirs. La société byzantine apparaît alors sous un jour nouveau, comme une composante à part entière du monde médiéval. Le «Moyen Âge grec» révélé par ce livre redonne sa place à Byzance dans la lente gestation des structures sociales et des pouvoirs issus de la société antique et fait sortir l'Empire d'Orient de l'obscurité où la cantonnent trop souvent encore les historiens du monde occidental. »

Byzance doit elle être considérée comme fille de l’Antiquité ou bel et bien du Moyen Âge ? Professeur spécialiste de l’histoire de cette période, Evelyne Patlagean démontre ici la place plus déterminante qu’on ne le pense de Byzance dans l’historiographie du monde occidental : malgré ses structures héritées de Rome, elle ne s’opposerait pas en effet à la féodalité chrétienne mais partagerait avec elle une évolution renvoyant à un passé commun.
 

 

Cavallo Guglielmo, Lire à Byzance

 

 • Guglielmo Cavallo, Lire à Byzance, traduit de l’italien par Paolo Odorico et Alain-Philippe Segonds, Les Belles Lettres, coll. Séminaires byzantins, 2006, 168 pages, 23,40 €.

Présentation de l’éditeur :
« Byzance, à la différence de l’Occident, a disparu sous la déferlante ottomane en emportant avec elle le Moyen Âge grec : elle nous est connue presque exclusivement par les témoignages écrits que ses écrivains ont laissés. Mais leurs ouvrages étaient conçus pour un public de lecteurs, qui en faisaient un usage personnel. D’où la nécessité de définir le lecteur byzantin : quelle est sa position sociale, son attitude face au livre, ses capacités et ses possibilités de s’approprier le texte écrit ? quelle est sa préparation culturelle. Qui lisait à Byzance ? comment le faisait-on ? y avait-il des réseaux de circulation du livre, des séances de lecture en commun ? lisait-on à haute ou à baisse voix ? y avait-il des différences entre les lecteurs selon la couche sociale dont ils étaient issus ?

Autant de questions fondamentales pour la compréhension de la civilisation byzantine et de sa culture, à laquelle s’est attelé Guglielmo Cavallo, l’un des spécialistes les plus reconnus dans le domaine de la byzantinologie et de la codicologie grecque. Ses séminaires tenus à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales en 2003 trouvent ici leur expression écrite et inaugurent la collection des Séminaires Byzantins, qui se proposent de mettre à la disposition des historiens et des chercheurs un outil de travail pour diffuser la connaissance de la civilisation du Moyen Âge grec. »

 

 

Dagron Gilbert, Empereur et pretre
 

 

 • Gilbert Dagron, Empereur et prêtre, étude sur le « césaropapisme » byzantin, Gallimard, coll. Bibliothèque des histoire, 1996, 435 pages, 27,90 €.

Présentation de l’éditeur :
« Voici longtemps que la figure de l'empereur byzantin, ce souverain qui ose parfois se dire prêtre, fascine les consciences occidentales, tantôt modèle de la royauté dans sa plénitude et tantôt repoussoir oppressif par rapport à un modèle européen de la liberté. Mais qu'en est-il, au juste, de cette alliance des deux pouvoirs ? C'est cette indispensable mise au point, dégageant le sujet des mythes et des clichés qui l'encombrent, que donne ici Gilbert Dagron, professeur au Collège de France. Si l'Occident chrétien a érigé en règle la distinction entre un " pouvoir spirituel ", et un " pouvoir temporel ", c'est d'abord parce que l'Empire occidental s'est très tôt morcelé et que la papauté n'a pu devenir une véritable théocratie. En Orient, c'est l'Eglise qui est, dès l'origine, multiple, et l'empereur qui incarne la continuité, moins d'une histoire païenne que des voies choisies par Dieu pour le salut du nouveau peuple élu. C'est en ce sens qu'un empereur est aussi un prêtre. Byzance impériale s'est toujours regardée au miroir de l'Ancien Testament. Tandis que l'Eglise insiste sur la coupure de l'Incarnation pour mieux déjudaïser le christianisme et mettre en tutelle le pouvoir politique, les empereurs se présentent comme les héritiers du passé biblique. Ils se situent dans une lignée idéale qu'inaugure David, que prolonge Auguste et qui doit s'achever à la fin des temps. L'historiographie, de la Réforme à nos jours, classe le dossier en faisant du " césaropapisme " une maladie orientale. Et pourtant, comment le vrai pouvoir ne serait-il pas mixte ? La division n'est peut-être pas pensable jusqu'au bout. " Prêtre et roi, prêtre ou roi " : mieux vaudrait reconnaître dans cette aporie politique un des problèmes fondamentaux de l'humanité. La solution orientale, telle que la reconstitue ce livre, a le puissant intérêt de l'amener en pleine lumière. »

Dans son chapitre 7 « La royauté des patriarches », l’auteur étudie l’après-iconoclasme et le poids de l’institution patriarcale face à l’empereur en mentionnant le parcours mouvementé et ambigu de Photius, ce fonctionnaire laïc qui va gravir tous les échelons d’ordination en cinq jours, pour être déposé puis rappelé.

 

 

Kaplan Michel, Pouvoirs, église et sainteté

 

• Michel Kaplan, Pouvoirs, église et sainteté : Essai sur la société byzantine, Publications de la Sorbonne, 2011, 643 pages, 19 €.

« « Dans un monde byzantin qui ignore, au moins jusqu'au XIIIe siècle, tout procès de canonisation, est saint celui dont la sainteté est reconnue soit par les autorités, soit par le peuple chrétien engagé dans ce sens par les hauts faits spirituels du personnage diffusés par l'hagiographie. » Les articles réimprimés dans ce recueil ont été publiés de 1990 à 2010 dans divers ouvrages collectifs et revues. »

A travers diverses études du spécialiste français, il s'agira de comprendre les enjeux et mentalités de Byzance dans ce recueil d’articles pour lecteur motivé.


• Nous attirons également votre attention sur notre collection byzantine dédiée aux sources de cette période aux Belles Lettres, dont les titres ne sont pas exactement en rapport avec la Byzance de Photius mais permettent d’éclairer d’autres aspects.

Nous prêtons de plus un soin particulier à notre « section » Byzance en magasin, avec le suivi de la collection Réalités byzantines chez Lethielleux, ou encore des études byzantines rassemblées par l’Association des amis du centre d’histoire et civilisation de Byzance.
 

 

Venez nous rendre visite !

 

 

(La semaine prochaine : Julien Ries, l'Homo religiosus et les origines du sacré.)

Par Librairie Guillaume Budé - Publié dans : Bibliographies
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Jeudi 12 juillet 2012 4 12 /07 /Juil /2012 17:49

 

Bonjour à tous !


Pour les vacances, nous vous invitons une fois par semaine à retrouver nos bibliographies thématiques. Elles vous proposent de découvrir notre fonds en s'inspirant des demandes émises régulièrement par notre clientèle ou de nos préférences personnelles. Vous y trouverez des ouvrages référents, en grand format ou en poche, en langue française majoritairement mais parfois anglaise, italienne ou allemande, les sources bilingues lorsqu'elles existent en éditions disponibles à la vente, quelques nouveautés, nos préférences de libraires lecteurs et nos "best-sellers". 


Depuis peu, nous avons une galerie marchande en ligne sur le site Abebooks, dont le but à terme est de réfléchir  une grande partie de notre magasin en s'organisant en rubriques détaillées. Elle s'enrichira quotidiennement de nouvelles références soigneusement triées, ainsi que de tout nouvel arrivage dans nos rayons.  Nous vous invitons donc à passer vos commandes en ligne par ce biais, ou, bien entendu, à venir nous voir en boutique pour retrouver les livres désirés, ainsi que d'autres conseils adaptés à vos besoins.


 N'hésitez pas à nous contacter si vous désirez voir un sujet traité par nos soins, nous y prêterons la plus grande attention.


 Excellent été à tous.


 Vos libraires. 

 

L’ENFANCE DU CHRISTIANISME

 

Bibliographie établie et commentée par Gaëtan Flacelière.

 

 

trocmé

 

Étienne Trocmé, L’enfance du christianisme, Editions Noésis, 1997 (coll. Pluriel, 2009), 215 pages, 6,60 € *COUP DE CŒUR*

 

Ouvrage référent de ce grand historien du Nouveau Testament, à qui ce dossier emprunte son titre, L’Enfance du christianisme propose de suivre en treize chapitres d’une quinzaine de pages chacun la naissance et le développement du christianisme lors du tout premier siècle de son existence. Outre celui de donner à lire une éclairante synthèse sur les voyages de Saint Paul, l’intérêt des travaux d’Étienne Trocmé est de démontrer la prise de conscience tardive d’une identité religieuse spécifique aux prosélytes de cette nouvelle foi, différente du judaïsme.

 

orbe1 

Antonio Orbe, Introduction à la théologie des IIe et IIIe siècles. Volume 1, traduction      par Joseph M. Lopez de Castro, revue et complétée par Agnès Bastit et Jean-Michel  Roessli avec la collaboration de Bernard Jacob et Pierre Molinié, liminaire de Luis  F. Ladaria, avant-propos de Jean-Michel Roessli, Éditions du Cerf, coll. Patrimoines christianisme, 2012, 773 pages, 80 € *NOUVEAUTÉ*

 

 

 

Orbe2

 

Antonio Orbe, Introduction à la théologie des IIe et IIIe siècles. Volume 2, traduction      par Joseph M. Lopez de Castro, revue et complétée par Agnès Bastit et Jean-Michel  Roessli avec la collaboration de Bernard Jacob et Pierre Molinié, Éditions du Cerf, coll. Patrimoines christianisme, 2012, 899 pages, 90 €  *NOUVEAUTÉ*

 

Une extraordinaire somme sur la littérature chrétienne des deuxième et troisième siècles après Jésus-Christ, qui met aussi bien en rapport les textes des Pères de l’Église que les écrits apocryphes et gnostiques. Une étude qui éclaire un « christianisme pluriel, traversé de tensions » et renouvelle grandement la représentation reçue du christianisme primitif et de ses liens avec le texte biblique. 

 

 

 

saintpaulbaslez

 

Marie-Françoise Baslez, Saint Paul : artisan d’un monde chrétien, Éditions Fayard,  2008 (coll. Pluriel, 2012), 480 pages, 10 €.  *NOUVEAUTÉ*

 

Si les commentaires théologiques sur les discours de Saint Paul ne manquent pas, les synthèses à la fois biographiques et intellectuelles du « treizième apôtre » sont autrement plus rares.  Marie-Françoise Baslez dresse le portrait d’un érudit visionnaire et stratège, amoureux des livres mais haïssant le manque d’incarnation des idées dans la vie réelle. 

 


 

bauer orthodoxie

 

Walter Bauer, Orthodoxie et hérésie aux débuts du christianisme, traduction de Philippe Vuagnat, révisée et complétée par Christina et Simon C. Mimouni, préface d'Alain Le Boulluec, Éditions du Cerf, coll. Patrimoines christianismes, 2009, 2e édition, 348 pages, 43 €.

 

Walter Bauer a révolutionné la connaissance des origines du christianisme lors de la parution de cet ouvrage en 1934 en Allemagne. En appliquant la méthodologie philologique à l’étude du christianisme ancien, il utilisa de très nombreux documents jusque-là méconnus ou délaissés, les rapprocha, les confronta pour écrire ce panorama argumenté des différents mouvements et controverses agitant les débuts de la nouvelle religion. C’est également une réflexion féconde sur les le sens que recouvrent l’hérésie et l’orthodoxie en un âge où les contours de ces catégories sont encore en cours de définition. Il aura fallu attendre 75 ans pour que son chef d’œuvre soit enfin traduit en français, dans une édition enrichie d’une préface et de compléments.

  

 

quesnel

 

Michel Quesnel, Saint Paul et les commencements du christianisme, Desclée de Brouwer, coll. Spiritualités, 2008, 159 pages, 17,30 €.

 

Ce court livre du prêtre et bibliste Michel Quesnel complète à merveille celui de M.-F. Baslez évoqué ci-dessus. Ne s’intéressant que très peu à la vie et au caractère de Saint Paul, le chercheur invite plutôt  à (re)connaître l’ampleur intellectuelle de l’apôtre et l’originalité de ses écrits. Analysant leur structure, leur vocabulaire, leurs points fondamentaux, l’évolution de son style et de ses idées, M. Quesnel vise à démontrer que Paul fut un penseur de tout premier ordre.

  

 

Daniélou Philon

 

Cardinal Jean Daniélou, Philon d’Alexandrie, préface de Mariette Canevet, Éditions du Cerf, 2012, 220 pages, 19 €. *NOUVEAUTÉ*

 

« Personnalité attachante et exceptionnelle », Philon d’Alexandrie fut l’un des grands philosophes alexandrins du Ier siècle. Contemporain du Christ, il eut, en tant que théologien, une grande influence sur le christianisme des deux premiers siècles de notre ère. Ce fut en effet le premier à « essayer d’expliquer les données bibliques au moyen des cadres de la philosophie antique ». Publiée en 1957, cette biographie intellectuelle est de nouveau disponible depuis le mois de juin 2012.

 

 

baslezbiblehistoire 

 

Marie-Françoise Baslez, Bible et Histoire : judaïsme, hellénisme, christianisme, Fayard, 1998 (coll. Folio, 2003), 485 pages, 8,60 €. *COUP DE CŒUR*

 

Plus de dix-neuf siècles nous séparent de la prédication de Jésus en Galilée, des missions de Saint Paul et de la rédaction des principaux textes du Nouveau Testament. Marie-Françoise Baslez nous invite à mentalement réduire cette impressionnante distance temporelle en nous amenant au plus près de réalités sociales dont la Bible est le reflet. Selon l’auteur, le corpus évangélique et apostolique, confronté aux découvertes archéologiques, papyrologiques ou linguistiques, éclaire en effet les expériences vécues par les premiers auteurs ou prédicateurs judéo-chrétiens, leur vision du monde et de Dieu. D’une façon analogue, la description et l’analyse de leur milieu social, de leur situation géographique et économique, du courant religieux auquel ils appartiennent permet de mieux appréhender leur message et de comprendre le succès (ou l’échec) de leur diffusion à travers le monde méditerranéen.

 

Grâce à cet essai intellectuellement vivifiant, vous ne lirez plus jamais la  Bible de la même manière.

 


 Dan Jaffé

 

Dan Jaffé, Le judaïsme et l'avènement du christianisme : orthodoxie et hétérodoxie dans la littérature talmudique, Ier-IIe siècle, préface de François Blanchetière, Éditions du Cerf, coll. Patrimoines Judaïsme, 2005, 484 pages, 56`€.

 

Une magistrale étude tentant de comprendre sous un angle historique et non plus seulement théologique les raisons d’une séparation historique : celle entre les Juifs et les Chrétiens après la chute du Temple de Jérusalem en 70. 

 

Burnet

 

Régis Burnet, Épîtres et Lettres (Ier-IIe siècle) : de Paul de Tarse à Polycarpe de Smyrne, Cerf, coll. Lectio Divina, 2003, 458 pages, 30 €.

 

Une riche étude du genre épistolaire chrétien des deux premiers siècles du christianisme.

 


gibertbible

 

Pierre Gibert, Comment la Bible fut écrite : introduction à l’Ancien et Nouveau Testament, Bayard, 2011, 161 pages, 16 €. * TOP DES VENTES 2011*

 

Un ouvrage d’épaisseur modeste mais de grand intérêt pour ceux qui souhaitent avoir un rapide et clair aperçu des conditions matérielles de chacun des livres de la Bible : auteurs, dates de composition, contexte historique et politique, etc.

 

 


 

sachotinvention

 

 Maurice Sachot, L’Invention du Christ : Genèse d’une religion, Odile Jacob, 1998 (coll. Essais, 2011), 251 pages, 8,90 €.

 

Le titre du livre de Maurice Sachot, professeur émérite de l’Université de Strasbourg, ne fait guère cas de dissimuler son contenu polémique. L’auteur y développe la thèse suivante : le christianisme fut d’abord une « école de philosophie » intégrée au monde juif hellénistique avant de devenir, au contact du paganisme latin, une religion « romaine ».

 

 

margueratjunod

 

Marguerat, Junod, Qui a fondé le christianisme ? : ce que disent les témoins des premiers siècles, Bayard/Labor & Fides, 2010, 119 pages, 15 €.

 

Le débat sur l’identité du fondateur du christianisme (Paul ou Jésus ou… ?) déchire depuis des décennies les spécialistes de la Bible. Au-delà des querelles de chapelles, MM. Marguerat et Junod, grands connaisseurs du christianisme primitif, reviennent aux sources et livrent des réponses étonnantes.

 

valleryradot

 

Maurice Vallery-Radot, L’Église des premiers siècles, Perrin, coll. Tempus, 2006, 10,70 €.

 

Déclarée illégale, persécutée par le pouvoir, combattue sans relâche par une intelligentsia qu'elle dérange, secouée par l'assaut perpétuel des hérésies, l'Eglise des premiers siècles n'en poursuit pas moins sa marche en avant sous l'autorité des successeurs des apôtres : les papes et les évêques. L'unité doctrinale de ces derniers fait leur force. Leur sens de la mesure, leur souci d'adaptation au monde païen et leur foi agissante assurent le succès de leur mission évangélisatrice.

 


 

flusser  

 

 

David Flüsser, La secte de la mer Morte : l’histoire spirituelle et les manuscrits, Desclée de Brouwer, 2002, 133 pages, 15,30 €.

 

Une synthèse vivante sur la secte des Esséniens et le monde de Qumrân, préfiguration du monachisme autant que du protestantisme, par l’un des plus grands spécialistes du monde biblique.

 

 

Textes sources :

 

Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, édition complète préfacé par François Richard, Cerf, coll. Sagesses chrétiennes, 2003, 628 pages, 50,35 €.

 


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Flavius Josèphe, La Guerre des Juifs, Vol 1 : Livre I, édition d’André Pelletier, Les Belles Lettres, coll. C.U.F., 1975, 220 pages, 32,50 €.

 

Présentation de l'éditeur: "Joseph Ben Matthias fut au cœur de l'histoire et de cultures diverses, voire antagonistes. Né en 37 il appartenait à une illustre famille de juifs hellénisés et descendait par sa mère des rois Asmonéens. Persuadé que la domination romaine était inéluctable, il se range aux côtés de Titus et assiste en 70 à la chute de Jérusalem et à la destruction du Temple. Devenu non seulement citoyen romain, mais encore historiographe des empereurs, il rédige La Guerre des Juifs, qui relate les événements dont il fut le témoin et l’historien."


Flavius Josèphe, La Guerre des Juifs, Vol 2 : Livre II & III, édition d’André Pelletier, Les Belles Lettres, coll. C.U.F., 1980, 240 pages, 35,50 €.

 

Flavius Josèphe, La Guerre des Juifs, Vol 3 : Livre IV & V, édition d’André Pelletier, Les Belles Lettres, coll. C.U.F., 1982, 269 pages, 37,60 €.

 

Flavius Josèphe, Les Juifs. Contient : Histoire ancienne des Juifs, La Guerre des Juifs contre les Romains, Autobiographie, textes traduits par Arnauld D'Andilly, adapté en français moderne par J.A.C. Buchon, préface de Valentin Nikiprowetzky, Éditions Auzou, coll. Histoire ancienne des peuples, 2008, 992 pages, 59,50 €.

 

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Pline le Jeune, Lettres, Vol. 4, Livre X, édition de Marcel Durry, 1964, 352 pages, 28,40 €.

 

Contient une lettre de Pline à Trajan, écrite au début du IIe siècle, dans laquelle le premier demande à l’empereur quelle attitude adopter envers les chrétiens.


 

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Tacite, Annales, Tome IV, Livres XIII-XVI, texte établi et traduit par Pierre Wuilleumier, Les Belles Lettres, coll. C.U.F., 1978, 271 pages, 47,70 €.

 

Rapporte la persécution des chrétiens par Néron.

 

 

 

Consulter également:

 

Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, édition complète préfacé par François Richard, Cerf, coll. Sagesses chrétiennes, 2003, 628 pages, 50,35 €.


Les Pères apostoliques, préface de Dominique Bertrand, Cerf, Coll. Sagesses chrétiennes, 1993, 548 pages, 18 €.

 

Rassemble les textes fondateurs du christianisme primitif : la Didaché, l’épître de Clément de Rome, les Lettres d’Ignace d’Antioche…

 

Les évêques apostoliques, Migne, coll. Les Pères dans la foi, 2000, 217 pages, 13,91 €.

 

Traduction nouvelle par Hamman des textes intégraux de la Lettre de Clément de Rome aux Corinthiens, des sept Lettres d’Ignace d’Antioche et de la Lettre de Polycarpe de Smyrne aux Philippiens.

 

Actes et passions des martyrs chrétiens des premiers siècles, introduction, traduction et notes de Pierre Maraval, Cerf, coll. Sagesses chrétiennes, 2010, 392 pages, 29 €.

 

  ***

 

[La semaine prochaine: "Orphée et l'orphisme".]

 

Par Librairie Guillaume Budé - Publié dans : Bibliographies
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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 15:22

 

La librairie Guillaume Budé est heureuse de vous inviter à une soirée spéciale :

« Guillaume Budé et les humanités »

 

 

Soiree-Bude.jpg

Une rencontre avec Luigi-Alberto Sanchi, chercheur au CNRS en histoire de la philologie classique, éditeur et traducteur de Guillaume Budé.

 

Jeudi 7 juin à 19h

95 bd Raspail (Paris 6°)

Réservation indispensable au 01 44 39 84 21 ou librairie@lesbelleslettres.com

 

Luigi-Alberto Sanchi a consacré sa thèse de doctorat aux Commentaires de la langue grecque de Guillaume Budé, parue chez Droz en 2006. Ses recherches portent  essentiellement sur cet humaniste chrétien proche de François Ier, fondateur du Collège de France, qui fut proche de Thomas More et Érasme. Il a collaboré à l’édition de plusieurs essais et traductions (dont Luciano Canfora, aux éditions Belles Lettres et Desjonquères).

De retour d’une série de conférences données aux États-Unis et en Italie, il nous fera l’honneur d’une présentation unique de ses travaux et d’une introduction aux œuvres de Guillaume Budé, figure emblématique de notre librairie.

Nous nous intéresserons à cette occasion à son édition posthume de Guillaume Budé, philosophe de la culture de Marie-Madeleine de La Garanderie (Classiques Garnier, 2010) ainsi qu’à celle de l’Epitome du livre De Asse de Guillaume Budé (Les Belles Lettres, 2008).

 

Bibliographie disponible à la librairie:

 

Luigi-Alberto Sanchi, Les Commentaires de la langue grecque de Guillaume Budé: l'oeuvre, ses sources, sa préparation, Droz, coll. Travaux d'humanisme et Renaissance, 2006, 328 pages, 136,44 €.

Guillaume Budé, Epitome du livre De Asse, édition critique par Marie-Madeleine de La Garanderie et Luigi-Alberto Sanchi, Les Belles Lettres, coll. Classiques de l'humanisme, 2008, 192 pages, 35,50 €.

Marie-Madeleine de La Garanderie, Guillaume Budé, philosophe de la culture, édition posthume établie par Luigi-Alberto Sanchi, Classiques Garnier, 2010, 588 pages, 80,12 €.

Louis Delaruelle, Guillaume Budé: les origines, les débuts, les idées maîtresses, Slatkine reprints, 2012, 290 pages, 46 €.

Marie-Madeleine de la Garanderie, Christianisme et lettres profanes: essai sur l'humanisme français (1515-1535) et sur la pensée de Guillaume Budé, Honoré Champion, coll. Etudes et essais sur la Renaissance, 1995, 442 pages, 76 €.

Sylvie Le Clech, Guillaume Budé: l'humaniste et le prince, éditions Riveneuve, 2008, 178 pages, 25 €.

Louise Katz, Guillaume Budé et l'art de la lecture, Brepols Publishers, Musée de la Maison d'Erasme, 2009, 159 pages, 31, 65 €.

Gilbert Gadoffre, La révolution culturelle dans la France des humanistes, Droz, coll. Titres courants, 1997, 352 pages, 17,29 €.

 

 

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